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Les Voiles sortent le grand jeu

Une bonne brise, du soleil, 251 équipages venus donner le meilleur d’eux-mêmes et de leurs bateaux. C’était jour de fête aujourd’hui dans le Golfe de Saint-Tropez et en baie de Pampelonne. 
Avec l’entrée en scène des 77 yachts de Tradition et le coup d’envoi du Trophée Rolex, le grand livre d’histoire des Voiles de Saint-Tropez a ouvert un nouveau chapitre de toute beauté. Et les trois comités de course ont profité de ces conditions idéales pour lancer un maximum de manches avec un spectacle exceptionnel à la clef, sans trop d’anicroches. Récit
 
Traditions : Tous en scène !
77 morceaux d’histoire se sont donné rendez-vous pour cette 28ème édition des Voiles de Saint-Tropez. Du plus âgé (Sky, Epoque Aurique 1890) au plus jeune (Resolute Salmon 1976 engagé dans la classe IOR), c’est une flotte exceptionnelle qui se pressait après les Modernes pour prendre le départ de leur première manche. Des départs cadencés où 12 m JI et IOR ont été regroupés pour leurs performances similaires et ouvraient le bal avant les Epoque Marconi. Les 4 P Class qui concourent pour le Trophée Rolex avaient leur propre départ, juste avant que s’élancent les Big dont la procédure a été allongée « pour tenir compte du temps nécessaire à lancer des unités comme Elena of London et bien sûr Atlantic » explique Georges Korhel, le principal Race Officer. 
Dans les 7 catégories engagées, la bagarre fut de toute beauté dans un vent prenant du coffre tout l’après-midi. A l’image du duel entre Varuna et Baruna, les deux yawl bermudien (EMA), distincts d’une lettre de l’alphabet et de pas grand-chose non plus à la marque au vent. Beau match race également entre les 12 m JI South Australia et French Kiss sur lequel Marc Pajot cherchait jusqu’à la balise La Moute à faire l’intérieur à son adversaire avant de s’incliner finalement. 
 
Modernes : 
Avec la présence au mouillage du nouveau paquebot Orient Express Corinthian et de la réplique du trois mâts Seacloud Spirit, le Golfe de Saint-Tropez avait des allures de stade nautique ce matin, avec certaines tribunes au milieu du terrain. Avec une ligne favorable à gauche et un vent meilleur du côté du cimetière marin, il fallait donc prendre le bon couloir pour éviter les dévents. Dans ce premier slalom assez spécial, Nanoq, bien parti sur la ligne, prenait le contrôle des opérations et s’engageait un beau match avec trois autres TP 52 dont le tenace Knutte. C’est ce dernier qui l’emporte dans un mouchoir sur la ligne. L’équipe allemande de Thomas Andersen, déjà sur le podium hier s’empare de la première place au classement général provisoire pour le Trophée BMW. Et c’est le Botin 44 américain Interlodge déjà quatrième hier, qui lui succède en temps compensé.
En IRC 1, deux Ker 46 montent sur le podium, avec Lisa R vainqueur mais le Nacira 47 Prétexte 2 de Jérémie Lagarrigue, premier hier, n’est pas loin à la sixième place. En IRC 2, c’est le Melges 32 Fremito d’Arja qui l’emporte devant le J133 Jwow, bel exemple de diversité de cette catégorie qui compte 25 engagés. Carton plein enfin pour les trois Farr 30 qui trustent le podium en IRC3, avec le suédois Letto di Pletto en tête.
 
Maxis : NorthStarIII met la flotte en ballotage
Comme hier où les Maxis 2, 3 et 4 sont partis cavaler sur un côtier vers Cavalaire, la régate à ne pas rater en baie de Pampelonne était celle des Maxis 1, les 13 bateaux qui concourent pour le Trophée Edmond de Rothschild. On connait depuis le mondial de Porto Cervo et la première manche d’hier, l’aisance du Maxi GP Northstar III dans les petits airs. 
La régate d’aujourd’hui disputée dans 15 à 20 noeuds de vent aura valeur d’exemple. Car dans ces conditions, a priori moins avantageuses pour le plan Judel-Vrolijk, ce dernier tient la dragée haute aux grands Maxis affutés et au portant, il navigue plus bas et plus vite… Résultat, après un tour de parcours, le nouveau Maxi de 76 pieds de Peter Dubens prenait les commandes pour ne plus les lâcher. Pas besoin de calculs savants de temps compensé, il gagne en temps réel devant des ratings beaucoup plus gros que lui ! Autant dire que ce prototype qui ressemble plus à un gros TP 52 qu’à un Maxi classique met un coup de vieux à la concurrence. 
Le secret ? « Tout un ensemble de paramètres nous confiait hier Wouter Verbraak, qui s’occupe de la stratégie à bord. Il y a cette quille que l’on angule au minimum et qui nous donne l’appui sans le poids et la trainée d’une dérive supplémentaire, le pack aéro avec le mât tournant, et le pont fuyant. » 
Plus longs mais beaucoup plus lourds, les grands Maxis à l’image du Wallycento V peuvent néanmoins se consoler d’avoir battu les autres Maxis GP aujourd’hui et c’est Capricorno, un autre plan Judel Vrolijk qui s’empare de la deuxième place. Au total, trois manches ont été disputées aujourd’hui.
 
Du rififi chez les J
Les vagues n’avaient qu’à bien se tenir au passage des J en baie de Pampelonne où 15-20 noeuds d’Est avaient bien chahuté le plan d’eau. Spectateurs et photographes se sont régalés de voir les 180 tonnes des trois Classe J fendre la mer avec ces étraves interminables qui amortissent si joliment le tangage. La rupture juste après le coup de canon du hook de génois de Svea rappelait néanmoins que cette grâce cache des forces en jeu titanesques. 
Après le retrait du vainqueur d’hier, la manche se résumait donc à un match-race entre Rainbow et Hanuman. Et quel match race ! Sur le bord de près de 3 milles, les équipages enchaînaient une vingtaine de virements ! Tu attaques ? Je te couvre ! Hanuman contrôlait les débats jusqu’à la marque au vent et durant tout le portant où stabiliser les spis symétriques de 600 m2 n’était manifestement pas simple. Après une erreur de marquage à la porte sous le vent et un affalé de spi cafouilleux, l’équipe de Peter Harrison laissait s’échapper Rainbow qui remporte sa première manche. Revanche sur la manche numéro 2 où Hanuman s’impose.
Trois courses en deux jours et trois vainqueurs différents, ces Classe J n’ont décidément pas pris une ride !
 
3 questions à Paul Cayard
Habitué des Voiles de Saint-Tropez, le multi finaliste de la Coupe de l’America vainqueur de la Whitbread 1997 et, Paul Cayard est le tacticien du ClubSwan 80 My Song. L’américain fait le point, dans un excellent français, sur les difficultés de la régate en Maxi 1, qu’il termine à la sixième place aujourd’hui…
 
Quel est ton premier souvenir des Voiles de Saint-Tropez ?
Je suis venu pour la première fois en 1993, j’avais barré Tuiga. C’était la Nioulargue à l’époque, ça reste une régate unique avec tous ces voiliers classiques très beaux à voir et qui se mêlent aux bateaux de régate. C’est une grande réunion de très bons navigateurs en fin de saison, le climat est parfait et Saint-Tropez toujours aussi charmant. Avant-hier, on a vu à l’entraînement les Classe J. J’ai eu l’occasion de monter une fois sur Endeavour, ce sont des bateaux extraordinaires, voilés de l’étrave au tableau, toujours aussi beaux.
 
Vous courrez sur My Song en Maxi 1. Comment se positionne le bateau par rapport au reste de la flotte ?
Il y a à la fois de grands bateaux de 100 pieds comme Magic Carpet e, Galateia,ou V, on régate toute l’année contre eux mais nous ne mesurons que 25 mètres. Ils sont un peu plus rapides que nous et il faut naviguer un peu différemment que dans une régate à armes égales, essayer de ne pas se faire enfermer. Ce qui complique encore le jeu cette année, c’est la présence des trois Maxis GP qui sont vraiment des machines de course, plus typés régate que nous. Donc, ça ne va pas être facile de gagner !
 
Vous êtes en charge de la tactique, tout repose un peu sur vos épaules ?
Un peu oui (Rires) Je ne barre pas puisque l’IMA impose la règle du propriétaire-barreur. Donc, je m’occupe de la tactique. Il va falloir faire les bons choix et être un peu malin pour espérer faire de bonnes places.  Parfois on est obligé d’aller là où il ne faudrait pas aller, juste pour éviter d’être au contact direct des bateaux plus rapides. C’est assez spécial mais on s’amuse beaucoup à bord, c’est toujours bien de venir ici pour faire de belles régates.
 
 
Programme des Voiles de Saint-Tropez 2026
Mardi 29 septembre : Régates Maxis, Modernes et Classiques, dont le Trophée Rolex 
Mercredi 30 septembre : Régates pour les Modernes et les Classiques, 
dont le Trophée Rolex
Day Off pour les Maxis, Club 55 Maxi Yachts Cup
Jeudi 1er octobre : Club 55 Cup, Trophée Gstaad Yacht Club des Centenaires (départs décalés), Journée des Défis pour les Modernes et les Classiques, Défi Wallynano37
Régates pour les Maxis
Vendredi 2 octobre : Régates Maxis, Modernes et Classiques, dont le Trophée Rolex
Samedi 3 octobre : Régates Maxis, Modernes et Classiques, dont le Trophée Rolex, 
Remise des Prix pour les Maxis dont le Trophée Edmond de Rothschild 
Remise du Trophée Rolex
Dimanche 4 octobre : Remise des Prix pour les Modernes et les Classiques dont le Trophée BMW et les Trophées spéciaux.
 
PARTENAIRES DES VOILES DE SAINT-TROPEZ
 
Partenaire majeur
ROLEX
 
Partenaires premium
BMW
EDMOND DE ROTHSCHILD
 
Partenaires privilégiés
WALLY
SUZUKI MARINE
BRIG
 
Partenaires associés
VSC CORPORATE RECOVERY CONSULTING
PORT DES MARINES DE COGOLIN
NORTH SAILS
 
Fournisseurs
MERCANTOUR EVENTS
BYBLOS
PEPINIERE DU GOLFE
CHAMPAGNE BARONS DE ROTHSCHILD 
CHATEAU SAINT-MAUR CRU CLASSE
MAITRES VIGNERONS DE LA PRESQU’ILE DE SAINT-TROPEZ
TIKAMOON
L’ECOLE DU LUXE
 
Partenaires institutionnels des Voiles de Saint-Tropez 
VILLE DE SAINT-TROPEZ
PORT DE SAINT-TROPEZ 
SAINT-TROPEZ TOURISME
ESPRIT VILLAGE A SAINT-TROPEZ
FEDERATION FRANÇAISE DE VOILE
YACHT CLUB DE FRANCE   
INTERNATIONAL MAXI ASSOCIATION
COMITE INTERNATIONAL DE LA MEDITERRANEE
 
Organisation 
Société Nautique de Saint-Tropez, Président : Pierre Roinson
Principal Race Officer : Georges Korhel
Inscriptions : Frédérique Fantino
Sécurité mer : Gilles Doyen
Logistique et approvisionnement : Alice Coquant 
Communication, relations extérieures : Chloé de Brouwer


Internet 
www.lesvoilesdesaint-tropez.fr
www.societe-nautique-saint-tropez.fr
Instagram: les_voiles_de_saint_tropez
Facebook : les Voiles de Saint-Tropez officiel
X (ex-Twitter) : @VoilesSTOrg
Youtube : Les Voiles de Saint-Tropez Officiel
 
Production Media 
Rédaction : Pierre-Marie Bourguinat 
Vidéo : Guilain Grenier, Images 6 G Production/SNST
Photo : Gilles Martin-Raget 
Relations Presse : Maguelonne Turcat