TOUJOURS UN CRAN PLUS HAUT…

30/09/2016, Saint-Tropez (FRA,83), Voiles de Saint-Tropez 2016, Day 5

 – La plus belle journée des Voiles…

– 15 m JI ; Mariska déjà champion !

– Wally ; Tango sur le podium !

 Un cran plus haut. Chaque jour de cette édition 2016 des Voiles de Saint-Tropez, les éléments se conjuguent pour ciseler un théâtre toujours un peu plus ensoleillé, toujours un peu plus venté, toujours un peu plus salé d’embruns, dans lequel les 300 yachts Modernes et Classiques poussent un cran plus haut que la veille le curseur du sport et de l’élégance. Avec 12 à 15 noeuds de vent de secteur sud ouest bien en place dès la mi-journée, cette 5ème journée des Voiles a connu un nouveau paroxysme dans le déroulement d’un spectacle qui éblouit le plus blasé des régatiers. 16 Wally toutes voiles dehors pour un départ sous drapeau noir, Maxis et Mini Maxis lancés face au vent vers Cavalaire ou yachts classiques toilés et gités au maximum pour « dégolfer » au près dans de grandes gerbes d’écume, toutes les classes en lice ont profité à plein d’exceptionnelles conditions pour exhiber sans fausse pudeur aucune leurs plus beaux atours.

 

Mariska taille patron

Journée faste hier pour Christian Niels et ses hommes (et femmes) du 15 m JI Mariska (Fife 1908). En lutte pour l’attribution du titre 2016, il a assis jeudi, journée des Défis, sa suprématie en s’imposant dans les trois manches proposées au fond du golfe. « Nous avons pris de bons départs » explique Sébastien Audigane, préposé à la barre du bateau. « Nous avons contrôlé Tuiga lors de la première manche, puis The Lady Anne. Beaucoup d’action et de manœuvres mais au final, une somptueuse journée qui nous garantit de manière quasi certaine le gain du championnat 2016. Reste la cerise sur le gâteau, l’emporter au classement général des Voiles ici à Saint-Tropez. »

Retour aux régates avec l’ensemble de la flotte aujourd’hui pour les 15 m JI, derniers à s’élancer travers au vent de sud ouest, en direction de Saint-Raphael pour un long triangle de 19 milles très technique et remarquablement ventilé, Eole soufflant au plus fort de l’engagement à près de 20 nœuds ! C’est Tuiga qui s’impose devant Hispania, Mariska cochant une place de 3 devant The Lady Anne. Mariska conserve à la veille de la dernière journée deux longueurs d’avance au classement général sur The Lady Anne et 5 sur Tuiga.

 

Impatients Wally

Les 16 Wally engagés aux Voiles se voyaient aujourd’hui proposer deux parcours construits de type « bananes ». L’impatience d’en découdre, après la journée de repos d’hier (Les Wally ne participant pas aux Défis) était palpable et c’est à l’issue de deux rappels généraux, que le comité de course Wally décidait fort logiquement d’appliquer la règle du drapeau noir, élimination directe des auteurs de départ anticipé. Open Season, le Wally 107 de 2012 réalise le grand chelem de la journée avec ses deux victoires qui le propulse, à la veille de la dernière journée, en tête du général. Moins heureux, Magic Carpet cubed est désormais à 3 longueurs. Belle opération aussi pour Tango G, le « petit » 80 pieds qui se hisse sur le podium avec 3 points d’avance sur l’autre 80 pieds (24 mètres) Lyra.

 

Tofinous, Code 0, Code 1

D’élégants « dayboats », régatent à Saint-Tropez, en flotte, au sein des voiliers Classiques, sur les mêmes parcours que les prestigieux yachts d’époque et de tradition. Longs de 7m, 8m ou 9,50m, les Tofinou 12 ou 9,50, signés Joubert/Nivelt, et autres Code 0 et Code 1 (Neyhousser) sont aux Voiles répartis en deux groupes distincts en fonction des tailles, 12 mètres ou 9,50 M. Le Tofinou 12 Milou mène ainsi les débats chez ces unités les plus longues, aux gréements carbone. Il devance Camomille et le Code 1 Black Legend. Pippa à Edward Fort est en tête des Tofinou 9,50, devançant Patrice Ribaud et son Pitch et Guy Reynier sur Minx.

 

Yacht extraordinaire : Enterprise

Le très joli yawl marconi Enterprise navigue désormais en Méditerranée. Lancé en 1939 par Robert Jacob, de City Island, New York, le bateau de 60 pieds (18,28 m) s’est d’abord dénommé Clemencia, puis Adios après la guerre, quand il élit domicile sur la côte ouest des Etats-Unis. Enterprise devait y connaitre une belle carrière sportive, remportant de nombreuses courses dans le Pacifique. Enterprise présente de nombreux traits communs aux voiliers signés Olin Stephens, et construit par Sparksman et Stephens,  avec ses ligne très équilibrées, très rectilignes et son pont flush. Construit en chêne, il est aussi plaqué en acajou.

 

 

Le saviez vous?

Pierre Dinard, le défricheur

Le Tropézien « Pierrot » Dinard est ce que l’on appelle communément un « personnage ». Truculent, tout en rondeur et en sympathie, il est aussi un citoyen du monde, qui a sillonné la planète, laissant partout sur son passage le même souvenir d’un homme attachant, au dynamisme communicatif. Il est ainsi à l’origine d’une belle idée qui fait depuis plus d’une décennie son chemin dans le Pacifique sud, la Tahiti Pearl Regatta, une course à la voile en équipage, par étapes, au coeur de l’archipel polynésien. Et pour donner éclat et écho international à son concept éminemment original et puissamment attractif au plus près des plus beaux atolls du monde, Pierrot, Tropézien de coeur et d’attache, a eu l’idée voici 8 ans d’initier un rapprochement concret entre Les Voiles de Saint-Tropez et la TPR. Echanges d’équipages, d’idées et liens d’amitiés renforcent année après année ce partenariat, et Les Voiles observent avec intérêt la montée en puissance de leur petite soeur polynésienne, qui participe de plus en plus à l’émergence d’un économie et d’une dynamique du sport de voile en Polynésie. Avis aux amateurs, on régate « down under », avec une fraîcheur et un enthousiasme particulièrement régénérescents.

Le stand de la Tahiti Pearl Regatta aux Voiles présente avec la joaillerie Schaming, les différents trésors de la Polynésie. Perles noires, artisanat des îles Sous-le-Vent, le Comptoir des monoï, les jus de fruits de Moorea, la vanille de Tahaa, les Archipels que JLT Voyages et Club Faune Voyages peuvent concrétiser en proposant des packages sur mesure.

Plusieurs rendez-vous sont au programme dont une journée polynésienne demain samedi, avec un groupe de danse et une dégustation de poisson cru offerts aux régatiers, aux Tropéziens et aux visiteurs, en présence de représentants du Tahiti Tourisme.

 

 

Ten Metre Class

Marga tire ses premiers bords Méditerranéens à Saint-Tropez ; le joli cotre aurique signé Liljegren (1910) est en réalité un 10 Metre. La classe Internationale des 10 Metre est une « box rule » permettant de construire des bateaux différents mais répondant à une règle de jauge spécifique, en l’occurrence la Jauge Internationale. Les métriques ont été à leur époque le groupe le plus important et le plus significatif du yachting international. On les retrouve encore aujourd’hui sur tous les plans d’eau du monde. Le chiffre « 10 » est trompeur, car il ne se réfère pas à la longueur du bateau. Les « 10 Metre » mesurent en réalité environ 16,50 mètres.

Chaque nation maritime possédait au siècle dernier sa propre jauge : les Français parlaient de «Tonneaux», les Américains de «l’Universal Rule», les Suisses de la jauge «Godinet», les Allemands de la «Sonderklasse», les Scandinaves de «fin-keels», et les Britanniques de la «Second Linear Rating Rule» …

Huit Classes Métriques ont ainsi été retenues (5m JI, 6m JI, 7m JI, 8m JI, 10m JI, 12m JI, 15m JI, 19m JI) auxquelles il faut ajouter les 23m JI inspirés par l’America’s Cup. Six bateaux seulement répondant à cette dernière règle seront construits entre 1907 et 1929 (Brynhild II, White Heather II, Shamrock III, Astra, Cambria, Candida). La Classe des 10 m R a été support des Jeux Olympiques de 1912 à 1920.

 

Jim Kilroy n’est plus

L’américain John B. « Jim » Kilroy est décédé hier 29 septembre à l’âge de 94 ans. Grand ami de la Nioulargue, il y régatait régulièrement à bord de ses Maxi Kialoa. Il demeurera dans l’histoire du yachting comme l’un des grands promoteurs des Maxi Yachts. Il possèdera 5 voiliers dénommés Kialoa, avec lesquels il remportera nombre de grandes classiques dans le Pacifique notamment, avec cette retentissante victoire dans la Sydney-Hobart en 1975. Kialoa signifie « long et magnifique canoé ». Patrice de Colmont se souvient avec émotion d’un Gentleman qu’il était parvenu, au terme d’un périple épique aux Bahamas, à convaincre de venir à la Nioulargue en 1985 : « Jim était un Seigneur, qui saluait le Comité au terme de chaque régate. On m’avait dit à propos de la Nioulargue : Patrice, ta régate, tant que Jim Kilroy n’y est pas venu, elle ne vaut pas un clou ! » J’ai dépensé une fortune mais j’ai pisté Jim jusqu’à Nassau pour lui parler de Saint-Tropez. Il croyait que c’était en Italie ! Il m’a confirmé sa venue, à une condition : que je fasse un chèque en faveur des jeunes régatiers de ma région. Il est arrivé avec non pas un, mais deux Kialoa. Mais dès la première régate, la pétole s’est installée et aucun voilier ne pouvait naviguer. On a alors lancé « un avis de coup de blanc », avec de jolies demoiselles qui allaient de bateau en bateau distribuer le champagne. De retour au port, Jim m’a dit : « c’est moi qui fait le chèque… »

Partenaire du jour : WALLY

Le futur au rendez-vous

16 Wally naviguent aux Voiles, sur leur rond dédié devant la plage de Pampelonne. Deux nouvelles unités attirent les regards, l’immense  Better Place et ses 55 mètres, et le nouveau Wally Cento Galateia.

Nés de l’imagination et de la volonté d’un yachtsman averti, l’italien Luca Bassani, les Wally répondent exactement aux critères qui guidaient au siècle dernier les crayons des grands architectes navales, Fife, Herrreshoff et consorts. Performance, élégance, design, simplicité, confort. En imaginant les Wally, Luca Bassani souhaitait pouvoir manoeuvrer son grand yacht avec un équipage très réduit et même seul à la barre, en utilisant les technologies plus avances pour simplifier et rendre plus facile et amusant le bateau à voile. Ainsi sont nés les Wally, qui mélangent le style iconique de cette marque avec les lignes d’eau des meilleurs architectes navales du monde. Plus de 40 yachts sont ainsi nés de cette philosophie du yachting, affichant des longueurs de 20 à 50 mètres. Aujourd’hui la division Wally Class est la plus grande flotte du monde de super yacht qui régate. Wally a aussi « investi » le monde du bateau à moteur performant en lançant la ligne « Wallypower », et du bateau disloquant avec la ligne Wallyace. Wally est devenu au fil des années un partenaire fidèle des Voiles de Saint-Tropez, apportant, aux côtés des yachts de légende, l’esprit de continuité d’un milieu en constant en remise en question technologique.

 

Partenaires des Voiles de Saint-Tropez ROLEX

BMW
GROUPE EDMOND DE ROTHSCHILD
WALLY
KAPPA
HOTEL BYBLOS
MERCANTOUR EVENTS
LES MARINES DE COGOLIN
L’ESPRIT VILLAGE DE SAINT-TROPEZ
POMMERY
JETFLY

 

PROGRAMME

VOILIERS MODERNES

Samedi 1 octobre : Parcours côtier, 1er départ 11h

VOILIERS DE TRADITION

Samedi 1 octobre : Parcours côtier, 1er départ 12h00

Pour tout le monde remise des prix

Dimanche 2 Octobre, à partir de 11 heures

Organisation :

Société Nautique de Saint-Tropez, Président : André Beaufils Principal Race Officer : Georges Korhel Moyens sur l’eau : Philippe Martinez Administration et coordination logistique à terre : Emmanuelle Filhastre Inscriptions : Frédérique Fantino

Rédaction : Denis van den Brink Communication : Chloé de Brouwer

Site internet : www.lesvoilesdesaint-tropez.fr

Facebook : les Voiles de Saint-Tropez officiel

Twitter : @VoilesSTOrg

Relations Presse :

Maguelonne Turcat Tel 06 09 95 58 91 E-mail magturcat@gmail.com

Photos :

Gilles Martin-Raget, www.martin-raget.com

Production video :

GMR+G1 , Guilain Grenier

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