SAINT-TROPEZ SACRE SES ROIS

01/10/2016, Saint-Tropez (FRA,83), Voiles de Saint-Tropez 2016, Day 6

Nouvelle manche très disputée pour tous les groupes en lice
De beaux champions, Moonbeam 4, Leopard, Spartan
Les vainqueurs des Trophées connus…

Déjà empreinte de nostalgie, la dernière journée de régate d’une exceptionnelle édition des Voiles de Saint-Tropez revêtait pourtant, et pour nombre de voiliers tant Modernes que Classiques, un vif intérêt sportif. La victoire à Saint-Tropez est en effet de plus en plus prisée des régatiers, tout comme les Trophées spécifiques qui récompensent notamment les vainqueurs en catégorie Grand Tradition (Trophée Rolex), Wally (Trophée BMW) ou le meilleur en IRC C (Trophée Groupe Edmond de Rothschild). Et si le ciel s’était ce matin quelque peu voilé, après avoir 6 jours durant inondé de bleu le golfe aux étoiles, le vent avait conservé juste assez de pression pour permettre de Pampelonne aux Issambres, les mises en place d’un ultime parcours dévoré avec appétit par tous les concurrents. 4 000 marins, skippers et propriétaires célébreront ainsi demain dimanche les lauréats d’une semaine comblée d’action, de soleil et d’amitié ; les Freccia Rossa (TP 52), Open Season (Wally), Moonbeam IV (Grand Tradition), Spartan (Epoque Aurique) ou Rowdy (Epoque marconi) et consorts quitteront le petit port Varois avec plus qu’une nouvelle ligne à leur palmarès déjà si riche, mais avec cette part de légende qui renait chaque année à Saint-Tropez aux derniers jours de l’été.

Carton plein

L’été ne veut décidément pas mourir à Saint-Tropez. Il a toute la semaine choisit d’exaucer de ses faveurs 300 des plus beaux yachts Modernes et Classiques, unis dans l’esprit éternel du yachting, tel que Patrice de Colmont l’a imaginé en 1981. Généreux et chaud soleil, vent suffisamment établi en force et direction pour permettre la validation de quasiment toutes les manches lancées dans et en bordure du golfe, ont constitué le quotidien en mer des 4 000 marins venus de plus de 20 pays, et qui ont trouvé à terre la fraternité si particulière des gens de mer pour communier dans la plus joyeuse des fêtes. Avec 6 courses validées, ce sont les Wally qui, au large de Pampelonne, et en alternant parcours bananes et côtiers, auront disputé le plus de manches. Quatre courses au bilan des voiliers Modernes répartis en 5 groupes IRC, tandis que les yachts classiques entrés, et c’est la tradition, plus tard dans la sarabande, affichent également quatre courses au tableau. On l’a compris, les vainqueurs de la semaine, dans les 12 catégories classiques, 5 groupes IRC et Groupe Wally, n’ont en rien usurpé leurs titres.

Les Grands Trophées des Voiles :

Rolex : Moonbeam IV

Mickael Créac’h, boat captain et skipper de Moonbeam IV, en tête à l’issue des trois premières courses, redoutait pourtant cette dernière journée de régate annoncée sous l’influence d’un temps pluvieux et peu venté. Que nenni ! Un léger flux de secteur sud est permettait au Comité de course d’envoyer à l’heure prévue une manche voulue courte et technique en direction des Issambres. Et Moonbeam IV, bien lancé dès le départ au vent de l’immense goélette Elena of London paraphait de la meilleure des manières sa belle semaine en s’imposant au terme d’un joli parcours d’environ 13 milles. Une victoire qui scellait l’attribution du très convoitée Trophée Rolex et récompensait le grand Moonbeam (Fife 1914). L’ainé des Moonbeam, le N°3 aussi connu sous le nom de Moonbeam of Fife (1903) fait un splendide deuxième, aux côtés du grand cotre Bermudien lui aussi signé Fife, Halloween (1926).

Trophée BMW ; Open Season

Dominateur avec deux belles victoires et une place de 2 lors des parcours construits dits bananes, le Wally 107 Open Season redoutait la course côtière programmée pour l’ultime journée. Cette 6ème course de la semaine pour les magnifiques yachts chers à Luca Bassani semblait en effet promise à Magic Carpet cubed, impressionnant de régularité tant entre trois bouées, qu’au large. Dans le temps medium qui a régné aujourd’hui du côté de Pampelonne, c’est Michael Atkinson qui a su tirer son épingle du jeu et placer Open Season en tête des classements. Magic Carpet3 et Sir Lindsay Owen Jones prennent la deuxième place tandis que Piers Richardson et J One signent une très belle 3ème place au nez et à la barbe de Tango.

Trophée Groupe Edmond de Rothschild ; TP 52 Team Vision.

C’est à une véritable finale que se sont livrés les Russes du TP 52 Frescia Rossa face aux français de Team Vision, séparés à la veille de l’ultime manche de la semaine par un seul petit point. Les équipages se sont donnés à fond et les Russes de Vadim Yakimenko ont du s’incliner face aux marins de Jean Jacques Chaubard qui s’adjugent donc le Trophée Edmond de Rothschild. Arobas, le plan Botin est un très valeureux troisième d’un groupe extrêmement relevé de pas moins de 24 bateaux. On soulignera la belle 6ème place de l’un des trois Swan 50 en lice, celui de Leonardo Ferragamo sur Cuordileone.

Du rififi chez les grands Modernes.

Si la hiérarchie du très élitiste groupe des Grands Modernes semblait, au regard du plateau présenté, quelque peu déjà écrite, elle a tout au long de la semaine été bousculée par l’excellence des challengers, et par des conditions météos médium qui ne laissaient que peu de marge à l’erreur. Certes, la « luge » de 100 pieds signée Farr Leopard s’impose malgré son faux pas de mercredi, mais ses assesseurs sur le podium sont quelque peu inattendus : Velsheda, le J Class de 1933 dame le pion à l’autre géant de sa catégorie, la réplique Lionheart (Hoek 2010) et vient échouer d’un petit point derrière Leopard. Et là où l’on attendait fort logiquement « l’ogre » Rambler88, c’est le VOR 70 S de Lionel Péan qui monte sur le podium au terme d’une belle semaine qui l’a vu gommer les effets de son désastreux rating.

Yacht Extra – ordinaire : Mignon

Mignon  a été construit en 1905 en Norvège, pour régater dans la catégorie des 7 mètres de jauge internationale, une classe qui n’a compté que très peu de bateaux et a rapidement disparu. Il s’agit d’un sloop de 16m45 en bois sur plans August Plym. Originalement gréé en Aurique, le bateau a été transformé en Marconi 7/8 dès 1911.

Le premier propriétaire était un capitaine anglais et le bateau était basé dans le Solent. Il a ensuite changé plusieurs fois de propriétaire et de port. Il a été restauré en Italie puis, plus récemment, à Marseille. Il participe depuis peu, aux régates Méditeranéennes. Le nom viendrait d’un personnage énigmatique de Goethe, qu’on retrouve dans des opéras d’Ambroise Thomas et de Richard Wagner.

 

Le saviez vous ?

Le voilier de classe J, Velsheda a été conçu par Charles Ernest Nicholson et construit en 1933 par le chantier Camper and Nicholsons à Gosport, Hampshire. Extrême comme tous les Class J, il mesure 39,40 mètres hors tout pour un maître-bau de 6,60 mètres, un tirant d’eau de 4,80 mètres. Il a été construit pour l’homme d’affaires William Stephenson-Laurent, propriétaire de la chaîne de magasins Woolworth qui le nomma ainsi en contractant les trois premières syllabes des prénoms de ses filles : Velma, Sheila and Daphne. Entre 1933 et 1936, il a remporté de nombreuses courses et a participé, avec d’autres grands yachts tels que Britannia, Endeavour et Shamrock V, à de nombreuses régates entre 1933 et 1936. Pourtant, et malgré sa conception, il ne participa pas à la mythique Coupe de l’America.

 

Coups de canon royaux

Hispania, l’élégant cotre aurique de la Classe des 15 m JI salue chaque jour à Saint-Tropez son entrée et sa sortie du port de deux coups de canons ; un privilège hérité sans doute de son commanditaire du siècle dernier, le roi Alphonse XIII, le monarque navigateur. Un clin d’oeil peut-être aussi à la discrète présence aux Voiles cette semaine de SAR Juan Carlos…

 

Kilroy was here !

Le déjà très regretté John « Jim » Kilroy, propriétaire de la saga des Maxis Yachts Kialoa, décédé avant hier, avait fait sienne une étrange maxime qui ornait le tableau arrière de ses Maxis Kialoa, « Kilroy was here », orné d’un dessin représentant un demi visage avec un gros nez. L’origine de ce graffiti que l’on retrouve aux quatre coins du monde, adoptée durant la seconde guerre mondiale par tous les GIs qui le griffonnaient au hasard de leurs pérégrinations, est imputable à un ouvrier métallurgiste américain du nom de James Kilroy. James travaillait à la construction de bateaux et était inspecteur au Fore River Shipyard de Quincy dans le Massachussetts. Il comptait les rivets fixés sur les coques de bateaux et marquait d’une croix les espaces inspectés. Mais les poseurs de rivets (Riveters) étaient à l’époque payés au rivet posé. Ils repassaient ainsi derrière James et effaçaient ses marques. L’inspecteur suivant plaçait une nouvelle coche et les riveter étaient payés deux fois. C’est pour contrer ces manoeuvres que James Kilroy décida de signer ses interventions de  « Kilroy was here », preuve de son passage, qu’il ornait du petit dessin, et que l’on retrouve ainsi, clin d’oeil à son homonyme, sur les bateaux de John Kilroy.

 

Les partenaires du jour :

Byblos

Le palace tropézien est un partenaire indéfectible des Voiles. Niché entre la Citadelle et la Place des Lices, l’hôtel Byblos ouvre d’avril à octobre pour le plus grand plaisir de ses hôtes venant du monde entier. Les couleurs de la Méditerranée se retrouvent dans les 91 chambres et suites de l’hôtel. Le Palace tropézien dispose d’un Spa by Sisley Cosmetics, d’un restaurant en bord piscine, le « B. », d’une salle de fitness, d’un centre de soins d’endermologie LPG, d’un service de conciergerie « Clefs d’Or » 24h/24 et du night-club « Les Caves du Roy ». Son restaurant « Rivea at Byblos » by Alain Ducasse propose une cuisine authentique sublimant les produits issus des terroirs de la Provence et de l’Italie. Hôtel de charme pour des séjours d’exception sur la Côte d’Azur, le Byblos organise également des évènements sur mesure, mariages, réceptions, incentives ou encore séminaires.

 

Jetfly

Nouvelle venue parmi les partenaires des Voiles, la société Jetfly assure des vols d’affaires, mais aussi privés. Jetfly gère la plus grande flotte de PC 12 en Europe, petits avions d’affaire capables de se poser et de décoller de pistes relativement courtes. Les avions fonctionnent sur la base de la co-propriété, et sont rapidement à disposition des co-propriétaires. Ils sont ainsi un certain nombre résidant autour de Saint-Tropez. « C’est pourquoi que nous avons souhaité nous rapprocher des Voiles, » explique Cédric Lescope, PDG de Jetfly, « car nombre de nos co-propriétaires naviguent ici à l’année. Nous avons depuis le début de l’année assuré plus de 500 atterrissages sur l’aéroport de Saint-Tropez. 8 de nos avions sont par ailleurs en stand by à Saint-Tropez durant les Voiles, à la disposition de nos client et propriétaires… »

 

 

Partenaires des Voiles de Saint-Tropez ROLEX

BMW GROUPE EDMOND DE ROTHSCHILD WALLY KAPPA

HOTEL BYBLOS

MERCANTOUR EVENTS LES MARINES DE COGOLIN L’ESPRIT VILLAGE DE SAINT-TROPEZ

POMMERY

JETFLY

 

PROGRAMME

Pour tout le monde remise des prix

Dimanche 2 Octobre, à partir de 11 heures

Organisation :

Société Nautique de Saint-Tropez, Président : André Beaufils Principal Race Officer : Georges Korhel Moyens sur l’eau : Philippe Martinez Administration et coordination logistique à terre : Emmanuelle Filhastre Inscriptions : Frédérique Fantino

Rédaction : Denis van den Brink Communication : Chloé de Brouwer

Site internet : www.lesvoilesdesaint-tropez.fr

Facebook : les Voiles de Saint-Tropez officiel

Twitter : @VoilesSTOrg

Relations Presse :

Maguelonne Turcat
Photos :

Gilles Martin-Raget, www.martin-raget.com

 

Production video :

GMR+G1 , Guilain Grenier

 

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