• LES VOILES DE SAINT-TROPEZ

    DU 30 SEPTEMBRE AU 8 OCTOBRE 2017

Historique

Comment tout a commencé !

Héritières de la Nioulargue, les Voiles de Saint-Tropez expriment une alchimie exceptionnelle, alliance du plaisir de naviguer et d’un sens inné de la fête. Patrice de Colmont, directeur du Club 55 et fondateur de l’événement, et André Beaufils, président de la SNST et organisateur des Voiles, témoignent.

patrice_de_colmont_andre_beaufils_voiles_de_saint_tropez_1

On dit que l’origine des Voiles de Saint-Tropez tient à une rencontre qui a eu lieu il y a plus de trente ans. Comment tout cela a-t-il débuté ?

Patrice de Colmont. Par un heureux hasard ! Fin septembre 1981, un couple d’Américains qui a un Swan de compétition s’attarde à Saint-Tropez après avoir disputé la Swan Cup à Porto Cervo. Ils participent à quelques régates à la SNST, finissent par connaître du monde et, un beau jour, alors que le propriétaire évoque ses succès en régate, le 12 Mètre Ikra fait son entrée dans le port. Quelqu’un lance alors : “Et Ikra, penses-tu que tu pourrais le battre ?” Réponse immédiate : “Pourquoi pas, si Ikra accepte le défi.” Je cours sur le champ voir Jean Laurin, skipper d’Ikra, qui accepte de sortir pour une régate le lendemain. C’est ainsi que tout a débuté, par un défi un peu dingue entre un Swan 44 et un 12 Mètre JI !

C’était déjà l’alliance de l’ancien et du moderne. Quelle a été l’issue du combat ?

Patrice de Colmont. Le matin du départ, avec un copain, on veut acheter une carte marine pour définir le parcours. Mais on trouve ça trop cher et on se rabat sur une carte routière où l’on crayonne dans la zone bleue marquée “golfe de Saint-Tropez” ! Le départ est donné devant la tour du Portalet, on va virer la bouée du haut-fond de la Nioulargue et l’arrivée est jugée devant chez moi, au Club 55, où une grande table attend tout le monde. Ikra arrive premier, bien avant Pride, le Swan 44, mais tout cela est secondaire. Les équipages déjeunent ensemble et, en guise de trophée, je remets au vainqueur un compotier en argent provenant de la vaisselle de la Marine nationale. L’ambiance bat son plein lorsque débarque le correspondant de Var Matin qui demande qui sont ces gens qui ont l’air de tant s’amuser. Je lui explique que c’est une régate. “Ah ! Quelle régate ?” Je réponds : “Mais… la Club 55 Cup !” et les équipages en rajoutent en déclarant : “Ça a été très dur, un défi de haut niveau, on aura notre revanche l’année prochaine”, etc. Le lendemain, gros titre dans Var Matin : “Une nouvelle America’s Cup est née !”  

Et cela a suffi à lancer l’événement ?

Patrice de Colmont. Non, bien sûr. On avait presque tout oublié quand, au mois de septembre suivant, en 1982, notre ami américain a insisté pour prendre sa revanche et d’autres bateaux ont voulu se joindre au défi. Alors on a organisé une seconde édition avec quelques bateaux disparates dont, entre autres, le one-tonner Fantomas, Queen of Sheeba, un bateau belge, Helisara et aussi Bourru III, vieux cotre aurique et seul bateau classique de cette seconde édition. La remise des prix fut une nouvelle fois l’occasion d’un joyeux mélange des genres entre le maire décernant la médaille de la ville et les Belges gagnant leur poids en pommes de terre. Je crois même qu’il y avait aussi une citrouille en guise de prix ! C’est là qu’est arrivé un ami, Gouédard, quelqu’un d’assez décidé et qui nous affirme : “S’il n’y a pas de maxis, votre truc n’est pas une régate !” On s’est regardé, un moment interloqués, et on s’est dit sans trop savoir de quoi il s’agissait : “S’il n’y a que cela, on va inviter des maxis.”

patrice_de_colmont_andre_beaufils_voiles_de_saint_tropez_2

Mais c’était à l’époque une classe très organisée, un club très fermé. Comment vous y êtes-vous pris ?

Patrice de Colmont. D’après les premiers renseignements obtenus il était impensable de les faire venir, alors a débuté la plus grande opération de bluff du yachting mondial. On a adressé un télex à l’Aga Khan, président du Yacht Club Costa Smeralda où se déroulait la seconde manche du championnat du monde des maxis en disant : “Le Yacht-Club de Saint-Tropez (qui n’existait pas !) souhaiterait présenter son programme de régates aux propriétaires de maxis, pourriez-vous organiser une réunion ?” Vingt-quatre heures plus tard, on avait un rendez-vous. Serge Krasnianski, dont la firme Kiss était en train de se faire connaître, nous a prêté son jet pour qu’un petit groupe se rende en Sardaigne. Là, on a raconté notre petite histoire et on s’est courtoisement fait éconduire par les skippers. Avant de partir, après avoir offert aux propriétaires toutes sortes de colifichets, des polos, des caisses de vins, des cigares aux armes de la Nioulargue, on a organisé un petit déjeuner surprise pour deux cents personnes sur le ponton même où étaient amarrés les maxis afin de régaler tous les équipages. Puis on est parti, laissant les gars intrigués et très impressionnés.

Ça ressemblait quand même plutôt à un échec…

Patrice de Colmont. Attendez ! Quelques semaines plus tard, on apprend que le maxi Mistress Quickly pointe son étrave dans la baie pour faire réparer son électronique à Port-Grimaud. Aussitôt on file là-bas et on leur fait un accueil d’enfer. Pour vous dire l’ambiance, alors que l’un des équipiers se plaint du bruit de l’horloge du clocher qui sonne toutes les heures, Gouédard ne fait ni une ni deux, s’élance, escalade le clocher à mains nues et bloque les aiguilles en les tordant sur place. “Comme ça, dit-il, vous dormirez tranquilles !” Les gars ont cru débarquer chez les fous ! Ensuite on les a invités à Saint-Tropez et le jeu a consisté à les retenir en organisant une fête continuelle, des dîners, des nuits folles, des tournois de boules, n’importe quoi. C’est là qu’on a créé une tradition nouvelle : le petit déjeuner australien, bière et croissants à huit heures du matin ! Puis arrive Midnight Sun et on apprend que Christian de Galéa, qui vient de lancer un nouveau maxi, a l’intention de venir courir. Du coup, les gars de Midnight sont tentés de courir à leur tour et ça devient sérieux. Deux bateaux, ça nous faisait une classe, une coupe… C’était gagné ! On a fini avec quatre maxis côte à côte dans le port et, à la fin de la course, François Carn, secrétaire de la classe, est venu nous dire que la Nioulargue allait être inscrite au calendrier officiel de la classe maxi à partir de l’année suivante.

Mais quelle était l’idée derrière tout cela ?

Patrice de Colmont. S’amuser ! Uniquement s’amuser ! On travaillait tous comme des fous toute la saison d’été et, quand arrivait le 1er octobre, c’était relâche. On avait envie d’utiliser Saint-Tropez pour notre plaisir et les régates nous donnaient un prétexte pour faire une vraie fête qui ne soit pas paillettes et artifices mais où les gens trouvaient un plaisir authentique. On n’avait aucun but commercial et toutes les extravagances étaient bienvenues ! Je compare les premières Nioulargue à la fête annuelle des bûcherons dans les forêts du Grand Nord. C’est à celui qui débitera son arbre le plus vite pendant que les enfants tirent à la corde et que les femmes rivalisent pour produire la meilleure tarte aux myrtilles ! Nous, c’était la même chose, mais autour de la mer.

André Beaufils. C’est juste, la mer comptait plus que la voile et, à partir de 1984, on a inventé des catégories comme les “sea-explorers”, les “tropéziens-travail”, les “tropéziens-marconi” pour constituer des classes où l’on faisait entrer tout le monde. Les défilés, les déguisements, les jeux d’eau à l’entrée du port avec les filles en guêpière – les fameuses “girelles” –, les concours de boules, tout cela s’est greffé spontanément. Tout était bon pour s’amuser, les gens voulaient voir autre chose, avoir des souvenirs plein la tête, partager tous les ingrédients pour passer un bon moment ensemble. Cela dit, la Nioulargue a eu très vite une audience internationale et a donné un élan sans précédent aux restaurations. Les yachts classiques se sont développés grâce à des gens comme Albert Obrist qui ont commencé à fouiller les archives pour refaire des bateaux à l’identique. C’est au fil des éditions successives qu’on a vu revenir les bateaux avec des gréements authentiques. C’était un complet changement de mentalité parce qu’il fallait aussi trouver et former les équipages pour les manœuvrer.

L’accident mortel survenu en 1995 entre la goélette Mariette et le 6 MJI Taos Brett a marqué la fin de la Nioulargue et d’un certain état d’esprit. Comment en est-on venu à la création des Voiles de Saint-Tropez ?

André Beaufils. Après l’accident il y a eu procès et l’événement a été suspendu tant que le jugement n’a pas été rendu. Toutefois, les participants avaient pris l’habitude de se réunir et il y a eu pendant quelques années une régate de fin de saison pour les bateaux modernes et un rassemblement spontané, sans régates, pour les classiques. En 1999, la procédure étant terminée, la SNST s’est retrouvée devant un dilemme : tout abandonner ou continuer. Or la ville, les régatiers, les acteurs économiques locaux poussaient à la reprise. C’est ainsi que grâce à Thierry Catino, alors président de la SNST, sont nées les Voiles de Saint-Tropez. Aujourd’hui, nous accueillons environ trois cents bateaux, à peu près à égalité de nombre entre modernes et classiques.

Mais l’état d’esprit a changé, on ne voit plus de jeunes filles balancer des seaux d’eau sur les équipages…

André Beaufils. Ce sont l’époque, les règlements et les bateaux eux-mêmes qui ont changé. Aujourd’hui, les instructions de course stipulent que les jeux d’eau sont interdits alors qu’autrefois c’était plutôt l’inverse. Pas mal d’équipages dorment à l’hôtel, ce sont des évolutions dont il faut tenir compte et on ne peut plus avoir la désinvolture des premières éditions. Surtout, il ne faut pas oublier que c’est Patrice qui a fait tout le boulot pour faire venir les bateaux. Aujourd’hui, organiser les Voiles de Saint-Tropez est facile toutes proportions gardées, mais on est passé à autre chose.

patrice_de_colmont_andre_beaufils_voiles_de_saint_tropez_3

Justement, ne regrettez-vous pas l’ambiance délirante des premières éditions de la Nioulargue ?

Patrice de Colmont. Il n’y a aucune nostalgie à avoir car on ne refait jamais deux fois la même chose. Un jour, on a demandé à Annabelle Buffet, la femme du peintre Bernard Buffet, si elle ne regrettait pas le Saint-Tropez d’avant et elle a eu cette réponse parfaite : “Je ne retrouve pas le Saint-Tropez que j’ai aimé, mais je sais que mes enfants aiment beaucoup le Saint-Tropez d’aujourd’hui.” Eh bien, pour les régates, c’est la même chose. La flotte des bateaux n’a jamais été aussi belle, on joue à guichets fermés et on sait que tous les grands classiques qui sortent de chantier navigueront un jour où l’autre à Saint-Tropez. Que voulez-vous de plus ?

André Beaufils. Je me souviens de l’émerveillement d’Eric Tabarly qui disait : “Je n’imaginais jamais que je verrais un jour en vrai tout ce que j’avais vu dans les livres.” Personnellement, j’ai à cœur de respecter ce qu’a fait Patrice et je prends beaucoup de plaisir à veiller sur cette organisation. Les Voiles de Saint-Tropez préservent un caractère unique en son genre. C’est d’abord un état d’esprit que nous perpétuons et nous n’oublions pas l’origine de notre histoire. Propos recueillis par Eric Vibart  

1981

Il y a Patrice de Colmont qui raconte (voir “Comment tout a commencé !”) mais il y a aussi l’équipe qui vous accueille chaque année dans la salle de Presse. Elle a résumé pour vous toute l’histoire des Voiles en quelques paragraphes. A lire sans attendre :

Il y a des soirs où l’on a des idées… de génie. Tout a commencé ce 29 septembre 1981, où un défi sans grand intérêt sportif, si ce n’est de défendre un honneur de marin, est lancé entre Pride, le Swan 44 américain de Dick Jason, et Ikra, le 12M JI skippé par Jean Lorrain. Le défi est on ne peut plus simple : départ au pied du village de Saint-Tropez à la Tour du Portalet, virer la marque du haut fond de la Nioulargo (soit «nid du large» en provençal) et arriver devant le restaurant, le «Club 55», situé sur la plage de Pampelonne. Si pour l’anecdote, Ikra l’emporta devant Pride, pour l’histoire, ce défi donna naissance, grâce à la spontanéité et l’enthousiasme de Patrice de Colmont, à la «Club 55 Cup».

Et de cette régate va naître un événement unique, un rassemblement à part qui va permettre de faire régater des bateaux de course ordinaires avec de prestigieux maxis yachts, des prototypes ultras sophistiqués avec des yachts classiques aux histoires longues comme des jours sans vent. L’incomparable et inimitable Nioulargue va ainsi naître et va, pendant quinze années, mélanger les plus grands marins à des propriétaires de tout calibre. Imaginez que des majestueux Classe J vont alors pouvoir croiser l’étrave avec des bateaux de course de la dernière génération… Imaginez que la partie de joute nautique une fois terminée se continuera en partie de boules et anchoïade improvisées sur la place des Lices…

Et si on retrouvera chaque année ce même état d’esprit et cette simplicité bon enfant, chaque année verra aussi son coup d’éclat, son miracle ou son apparition. 1984 verra le géant Class J Velsheda croiser dans le golfe tandis qu’Eric Tabarly à la barre du maxi Coriolan IV bataillait ferme contre le maxi d’Herbert von Karajan Helisara ou contre Harold Cudmore, alors à la barre de Gitana.

En 1988, c’est John Parkwright IV, armateur de France II, qui lance un défi à d’autres bateaux alors que les régates officielles sont annulées en raison du fort Mistral qui souffle sur la presqu’île. Il demande juste que l’on donne le départ et que l’on note l’arrivée. La Florida Cup (devenue aujourd’hui Défis Jean Lorrain) est née et sera témoin de fantastiques duels comme celui opposant Astra à Candida ou bien en 1992 le Class J Endeavour et Ville de Paris, alors récent challenger pour la Coupe de l’America.

Autre temps fort, 1990, avec la venue de cinq trois-mâts : Shenandoah, le magnifique Créole, Raphaelo, Aquarius et Fleurt Je. 1991 voit trois bateaux d’exception pointer l’étrave : Pen Duick d’Eric Tabarly qui vient goûter pour la première fois aux eaux de la Grande Bleue, le Class J Endeavour defender de la Coupe de l’America ans les années 30 et Matador, le célèbre maxi champion du monde en titre appartenant alors à un certain Bill Koch.

1993 accueillera le splendide Tuiga. 1995 célébrera le retour de Kentra et la venue de Mariette. Pour l’anecdote, il faut savoir que lors du tournage du film mythique «Et Dieu créa la femme», Brigitte Bardot avait passé beaucoup de temps à bord de Kentra. Une fois de plus, un de ces fameux et magiques «hasards» de la Nioulargue !

Mais après tant d’années de succès et de reconnaissance, la seizième édition connaîtra un drame. Une collision entre Mariette et un 6M JI, Taos Brett IV qui endeuille l’épreuve et la met entre parenthèse pendant trois ans.

Ce n’est qu’en 1999 que les Voiles de Saint-Tropez reprennent le flambeau jamais éteint.

Et comme par magie, l’automne a retrouvé ses lumières sur les voiles en Mylar et en coton, les défis ont de nouveau fleuri au coin des comptoirs et les parties de boule ont repris sur la place des Lices mêlant Tropéziens et marins du monde entier.

REPÈRES

1981 : Duel entre le 12M JI Ikra et Pride, un Swan 44. Patrice de Colmont crée la «Club 55 Cup».

1983 : L’équipage de Kiaola III fête des plus dignement la victoire historique d’Australia II au soir de la finale de la Coupe de l’America.

1984 : Le Class J Velsheda est présent et les maxis impressionnent. Coriolan IV, Helisara, Gitana et Mephisto rivalisent de puissance, Eric Tabarly et Harold Cudmore sont entre autres à la barre…

1988 : Naissance de la Florida Cup, une journée de défis hors des normes qui va marquer ensuite les différentes éditions de la Nioulargue

1990 : Cinq trois-mâts sont là : Créole, Aquarius, Raphaelo, Shenandoah et Fleurt Je. Impressionnant !

1991 : Trois bateaux d’exception répondent présents : Pen Duick d’Eric Tabarly, le Class J Endeavour et Matador, le maxi champion du monde en titre de Bill Koch. Trois bateaux qui ont marqué à l’encre indélébile les pages du yachting.

1993 : Le 15M JI Tuiga promène sa superbe restauration. Magique !

1994 : Kentra est de retour à Saint-Tropez, Mariette apparaît.

1995 : Mariette entre en collision avec le 6M JI Taos Brett IV. L’année noire…

1999 : Première édition des Voiles de Saint-Tropez.

2009 : Les 10 ans !

2011 : 13ème édition des Voiles de Saint-Tropez et trentième anniversaire de la régate d’origine : la Nioulargue.

2008

Pour un bel anniversaire, ce fut un bel anniversaire ! 10 ans déjà que les Voiles de Saint-Tropez ont ramassé puis brandi très haut le flambeau de l’esprit de la Nioulargue, et les régates de la semaine ont en tous points été dignes de l’événement. Dans des conditions météos extrêmement variées, 300 voiliers, Modernes et Classiques, ont créé la plus éphémère certes, mais la plus absolue des œuvres d’art, festival de couleurs et de lumières animées, feu d’artifice de mouvement et d’élégance aquatique dans le cadre gorgé de soleil du golfe de Saint-Tropez. Les Voiles 10ème du nom ont cette année encore évolué dans le sublime, additionnant régates après régates le poids des images et le choc des époques ; croisement de grandes voiles auriques dans le soleil, fluidité des étraves dans le clapot bleuté, grand envol des spis de toutes formes, tailles ou couleurs…

historique_vdst_2008

MODERNES

5 courses validées pour les Wally

Les spectaculaires et futuristes Wally disposaient de leur propre « rond » et de leur propre comité devant Pampelonne. Ils ont pu disputer 5 courses cette semaine malgré le Mistral, et c’est le Wally 94 Open Season qui s’impose avec 3 manches gagnées, devant Y3K et Magic Carpet. Le géant Esense marque son entrée aux « Voiles » avec une 7ème place.

L’efficacité de Rambler

Le grand Maxi américain « Rambler » triomphe dans un groupe des grands IRC A particulièrement relevé cette année à Saint-Tropez avec des voiliers haute technologie menés par des équipages souvent issus des plus grands Teams de régates internationales. Son skipper David Georges s’était pour l’occasion assuré les services de Peter Isler (ex BMW Oracle racing) à la navigation. Le talent de l’américain conjugué à la puissance du plan Reichel-Pugh ont fait des merveilles, reléguant Velsheda à une lointaine seconde place. Niklas Zennstrom place le grand sloop Britannique Ran sur la troisième marche du podium. La disqualification pour la règle 20.4.1 (a) lors de la course 3 coûte ainsi très cher à Ernesto Bertarelli et son plan Judel « Numbers » si performant. Les hommes d’Alinghi, malgré deux victoires de manche, ne se classent que 6ème. Les grands Tp65 Monney Penny et Numbers ont incontestablement donné une forte coloration sportive aux Voiles ; les Paul Cayard, James Spithill et autres Brad Butterworth reproduisant au large de Pampelonne des affrontements observés sur les plus prestigieux plans d’eau de la Coupe de l’America. C’est la toute première fois que ces unités habituellement basées sur la côte Est des Etats-Unis avaient fait le déplacement en Europe. Elles ont pu notamment  croiser le fer avec sur le plan d’eau tropézien avec le monocoque recordman de l’Atlantique à la voile Senso One (Mari Cha IV) ou Sojana à Peter Harrison.

A noter chez les IRC B, la formidable bagarre entre Swans et Protos de 45 ou 42 pieds. C’est le proto signé Mark Mills Ngoni qui l’emporte finalement. Mais 6 voiliers se tiennent en quelques points seulement dans cette catégorie qui comptait 42 unités au départ. Le voilier Turc Mat 12, pour sa première participation, se classe 9ème, à la grande satisfaction de son équipage. Promis, ils reviendront.

Didier le Moal et son J 122 J lance 4 terminent en boulet de canon avec une belle victoire hier dans la brise. Insuffisant pourtant pour détrôner le First 40 ;7 Pen Khalet IX à Georges Le Troquer plus régulier en haut des classements.

Les Archambault 35 triomphent à Saint-Tropez en plaçant en tête des IRC D Rebuff à David Marco et Tchin Tchin skippé par Jean Claude Bertrand. Le J 109 Albacor IV du tropézien Jean Louis Pézin prend la troisième place d’un groupe très compétitif.

Le First 34,7 Super Ding Ding du Monégasque Luc van Keirsblick s’impose sur le fil face au Sun Fast Zabriskie Point de Olivier de Roffignac en IRC E.

CLASSIQUES

La surprise Moonbeam III

Au sortir d’un important chantier de réfection de ses aménagements intérieurs réalisé l’an passé chez Fairlie, Moonbeam III revenait à Saint Tropez avec un nouveau skipper, Erwan Noblet, et une volonté de briller. C’est chose faite avec une très belle victoire dans la catégorie « chouchou » du public et des media, les grands voiliers auriques. Le plan Fife de 1903 s’impose, excusez du peu, devant l’imposant et majestueux cotre Mariquita et la jolie goélette Altaïr. Le sloop Marconi Rowdy , déjà performant à Cannes, signe une belle victoire chez les Bermudiens devant « The Blue Peter » et « Cholita ». « Bonafide », « Oriole » et « Pesa » ont toute la semaine produit un éblouissant spectacle chez les « petits » auriques. Ils habillent dans cet ordre un podium prestigieux et chargé d’histoires maritimes. Dixième dans la catégorie des « petits » auriques, le tout nouveau Fyne construit en Bretagne par Hubert Sagnol sur plan Fife de 1889, a fait des débuts remarqués dans les eaux Tropéziennes. Peu de surprise en Esprit de Tradition où l’immense Shamrock V triomphe. Son éternel adversaire, Savannah ne peut empêcher le nouveau venu Sagittarius de s’intercaler sur le podium.

Bellerophon, roi des Tofinou

Nicolas Edmiston et son Bellerophon auront tremblé jusqu’au bout pour l’emporter face à l’armada des 15 Tofinou en lice cette année à Saint-Tropez, ces petits monotypes « classique-moderne » dessiné par Philippe Joubert. « Grey One » à Hervé Margolis, malgré deux victoires de manche, s’incline la faute à une redhibitoire 7ème place mercredi dernier. A égalité de points mais moins bien doté en victoires, Bernard Vilarem place son « Cambronne » à la troisième place…

Et aussi (résultats suite) …

Anne Sophie en Marconi B, Mercury en Marconi C, Windhover en Marconi D, Crazy life en Classique marconi B…. autant de protagonistes méritant sur l’eau, qui ont véritablement fait les Voiles 2008, par leur engagement sportif en régate, et par leur extraordinaire implication à l’année à préserver, valoriser et promouvoir une voile tout en élégance et en tradition, témoignage éclatant de plus d’un siècle de savoir faire maritime….

Ils sont venus à la dixième édition des Voiles :

Par ordre alphabétique : Francesco de Angelis (Ita), Isabelle Autissier, Ernesto Bertarelli (Sui), Yvan Bourgnon, Brad Butterworth (NZ), Paul Cayard (USA), Servane Escoffier, Jean Galfione, Peter Isler (USA), Karol Jablonski (Pol), Anne Liardet, Philippe Monnet, Bertrand Pacé, Marc Pajot, Bruno Peyron, Philippe Presti, Lionel Péan, Bruno Troublé.

La « Belle Classe » et la sécurité en mer

Altair, Amadour, Aschanti, Eilidh, Lulworth, Mariquita, Milena, Moonbeam IV, Oriole, Shamrock V, Sylvia, Thendara et Tuiga, avaient tous répondu vendredi dernier à l’invitation de « la Belle Classe » pour évaluer le travail mis en place par « les Voiles de Saint-Tropez » en ce qui concerna la sécurité sur l’eau, suite aux propositions résumées dans le Memorandum de la belle Classe. Tous se félicitent de la prise de conscience générale quant à la nécessité de faire évoluer les règles de course internationales et de les adapter à la spécificité et à la disparité de ces yachts. Soucieux de poursuivre cette démarche sécuritaire, les skippers et les armateurs de « La Belle Classe » se retrouveront prochainement au Yacht Club de Monaco pour une journée de séminaire en compagnie de juristes spécialisés dans le droit maritime international.

Ils ont dit…

André Beaufils, Président de la Société Nautique de Saint Tropez….

« Sur le strict plan de l’accueil des concurrents, de ce que nous avons été en mesure de mettre en place pour les satisfaire au mieux, je pense que 2008 a été un bon cru. Le spectacle sur l’eau a été comme toujours exceptionnel et nous nous sommes au mieux adaptés aux conditions météos. En ce qui me concerne, j’ai envie de continuer… »

Georges Kohrel, Directeur de course…

« Nous avons validé 3 courses chez les Classiques, et 4 courses chez les Modernes, ce qui, compte tenu de l’annulation des courses de vendredi pour cause de fort Mistral, est tout à fait correct et satisfait les concurrents. Nous avions cette année totalement revu nos parcours et les échos que je reçois des participants sont très positifs. Chaque jour, nous avions entre 35 et 40 officiels sur l’eau, pour épauler nos trois comités de course, et donner en toute sécurité 10 à 12 départs par jour… »

2009

C’est à guichet fermé, toutes les places d’accueil du golfe dûment occupées par les quelques 300 concurrents de toutes époques et toutes classes confondues engagés cette année, que se sont disputées les 11ème Voiles de Saint-Tropez. Pour les 10 ans du grand rendez-vous organisé par la Société Nautique de Saint-Tropez et héritier de la célèbre Nioulargue, voiliers Modernes ou Classiques au mieux de leur prestance ont été servis par des conditions estivales. Pendant 10 jours, le port de Saint-Tropez, inhabituellement couronné d’immenses matures centenaires ou futuristes, a vu converger la crème des régatiers parmi lesquels quelques grands noms de la course au large, de Bruno Peyron à Peter Holmberg, en passant par Catherine Chabaud, Lionel Péan, Marc Pajot ou Alain Thébault.

 historique_vdst_2009_1

Histoires de duels…

15 jours à peine après sa mise à l’eau au chantier Charpentier de La Ciotat, le 15 m JI signé Fife Mariska laisse déjà entrevoir de formidables promesses de performances et de résultats. Longtemps bord à bord dimanche dernier lors de la Coupe d’Automne du Yacht Club de France avec son prestigieux homologue Tuiga, le premier des quatre 15 m JI construit au tout  début du 20ème siècle inspire déjà le respect par sa belle vélocité, et laisse augurer de formidables joutes à venir dans sa catégorie des grands voiliers auriques. Piqué au vif, l’année de son centenaire, Tuiga, navire amiral du Yacht Club de Monaco a mis un point d’honneur à régater « propre », raflant du coup toutes les manches de la semaine. Autre duel spectaculaire, la comparaison sur le plan d’eau magique du golfe entre les deux grandes répliques des goélettes de Nathanael G Herreshoff , Elena et Eleonora ; Construit en Espagne sur le chantier Marin LuxurYacts, Elena a été mis à l’eau le 22 avril dernier et a bénéficié du savoir-faire de la construction de sa devancière, toute aussi majestueuse, Eleonora, anciennement Windward.

Y3K impitoyable

L’impression de froide puissance et d’absolue maîtrise qu’il déploie sur l’eau se confirme au tableau d’affichage ; Même s’il n’est pas le plus grand des Wally, le 100 pieds Y3K n’a pas laissé beaucoup de lauriers à ses concurrents. Il s’est imposé sans contestation cette semaine au terme des 5 courses validées. Le tout récent Wally 130 à bord duquel régatait Luca Bassini, a fait des merveilles, en vain pourtant, pour lui ravir un peu de sa superbe. Dans son sillage les deux Wally de 27 et 28,50 mètres Tiketitan et  Open season.

Cinq Pen Duick en Méditerranée

Les cinq bateaux du légendaire Eric Tabarly qui tous répondent au nom de Pen Duick (le nom breton de la mésange à tête noire), habituellement basés en Atlantique et dont il ne manque qu’un exemplaire (le trimaran Pen Duick IV, disparu corps et biens  sous le nom de Manureva lors de la Route du Rhum 1978, avec Alain Colas à la barre) ont mit un terme, aux Voiles de Saint-Tropez, à une belle saison méditerranéenne. La flotte, qui est maintenue en état de naviguer grâce à l’Association Eric Tabarly et au soutien de la Banque Populaire, a navigué avec bonheur toute la semaine à Saint-Tropez. Le cotre aurique de 1898 – devenu le bateau familial des Tabarly et à bord duquel régataient Jacqueline et Marie Tabarly – (Pen Duick), le ketch vainqueur de la Transat anglaise de 1964 (Pen Duick II), la goélette aux “mille victoires” aujourd’hui regréée en ketch (Pen Duick III), le petit monocoque à ballast “tout aluminium” vainqueur de la Transpacifique de 1969 (Pen Duick V) et l’immense ketch de 22 m arrivé premier de la Transat anglaise en solitaire de 1976 (Pen Duick VI), ont été les vedettes de cette 11ème édition des Voiles.

Baleines et ballons

Les Voiles suscitent décidément un large engouement qui touche même le monde animal marin. Deux baleines se sont en effet invitées cette semaine sur le rond des Modernes au large du cap de Saint-Tropez. Etat de fait signalé aux concurrents par le Comité de Course en VHF. Quant au port, il a été visité samedi par deux petits ballons dirigeables venus jouer à quelques mètres de hauteurs entre les mâts et les gréements.

Cap Horniers Tropéziens !

Tel était le thème samedi soir d’une conférence donnée par Laurent Pavlidis, Universitaire et Historien de la Ville de Saint-Tropez, avec les interventions expertes de Brigitte et Yvonnick Le Coat. L’épopée des Cap Horniers qui affrontaient le si dangereux cap entre le milieu du 19ème et le milieu du 20ème siècle a été narrée par le menu, avec un « focus » particulier et assez inattendu sur les Tropéziens, héros de cette époque révolue. On pouvait ainsi apprendre que le record de la traversée entre l’Angleterre et le Chili a été détenu par Léon Gardane, en quelques 54 jours. Ce Tropézien bon teint franchira à 14 reprises le grand cap sud américain. On a identifié aujourd’hui près d’une vingtaine de natifs de la Cité du Bailli et qui ont vécu ces extraordinaires aventures entre l’Europe et l’Amérique du Sud, voire la Californie, à bord de grands trois ou quatre mâts barques transportant qui des émigrés, qui des matériaux lourds.

Trophée Rolex -4 courses

1- Rowdy (sloop bermudien) Graham Walker

2- Tuiga (15 m) Bernard D’Alessandri

3- Oiseau de feu (cotre bermudien) Jean Philippe Lhuillier

Trophée Paris Première

1- Pamyra ben (Morgan 54) André Gumuchdjian

2- Jethou (Mini Maxi) Sir Peter Ogden

3- Velsheda (J Class) R De Warl

Prix “Série Limitée Les Echos du Yacht de Tradition”

Marikita

Ils ont dit :

André Beaufils, Président du Comité d’organisation

« Les Dieux de la mer et de la météo étaient avec nous. Du soleil, du vent, et ue ambiance tout à fait estivale ont marqué cette édition anniversaire. Ma grande satisfaction et ma reconnaissance va à tous les bénévoles  bien entendu, mais aussi au Comité de course qui a fait preuve d’une maîtrise absolue dans la gestion et l’organisation des courses, s’adaptant aux caprices du vent en toutes circonstances. J’ai le sentiment que le village, dans sa nouvelle configuration a été très appréciée. Je constate aussi que l’engouement médiatique pour notre épreuve ne se dément pas, avec une augmentation sensible du nombre de journalistes français et internationaux. »

Georges Korhel, Directeur de course

« Si j’en juge par l’absence de récriminations à l’issue des courses, j’en déduis que les concurrents ont pris du plaisir. Je suis particulièrement satisfait de l’esprit d’indépendance exprimé sur l’eau par tous nos comités de courses, Modernes, Wally et Classiques. Quelles que soient les variations du vent, ils ont su s’adapter en toute indépendance pour lancer des courses au meilleur du vent. Les Modernes n’ont pas couru lundi faute de vent, mais tout le monde a couru chaque jour le reste de la semaine. »

Fulvio Corrente, animations à terre

« Le village a joué à plein son rôle de déclencheur de la fête en ville. Les marins ssont venus e masse dès le retour des régates avant d’investir les bars et restaurants de la ville. La nouvele configuration, avec le nouvel espace Presse a beaucoup plu et nus allons travailler dans le même sens pour 2010, avec des améliorations en fonction des desiderata exprimés, notamment en terme d’affichages des infos et résultats…. »

2010

Saint-Tropez se réveille encore toute vibrante d’une nuit de fête animée jusqu’à l’aube par des marins désireux de prolonger jusqu’au bout une semaine sportive et festive, en tous points exceptionnelle. Les Voiles de Saint-Tropez millésime 2010 ont tiré leur révérence ce dimanche à l’occasion de la traditionnelle remise des prix à la citadelle, où les régatiers sont venus partager un ultime moment de convivialité, avant de prendre date pour l’année prochaine et une édition anniversaire dont on salive à l’avance.

 historique_vdst_2010_1

6 courses pour les Wally, 4 pour les Modernes, et 4 pour les Classiques ; carton plein ! L’édition 2010 des Voiles de Saint-Tropez demeurera dans les mémoires, et d’un avis unanime, comme l’une des plus intenses et des plus réussies. Parfaitement insérée entre Mistral et un coup de vent d’est, la belle semaine tropézienne a apporté chaque jour l’exacte dose de vent, de soleil et de mer pour garantir la tenue de formidables régates, parfaitement équitables, et propices à se disputer chaque jour sur des parcours aux reliefs variés. Les vainqueurs célébrés aujourd’hui à la Citadelle de Saint-Tropez ne souffrent ainsi d’aucun risque de contestation. Les 5 groupes IRC rassemblant les voiliers Modernes, les 10 catégories identifiant les différents types de yachts classiques, et naturellement la belle flotte de 11 Wally ont ainsi tous aujourd’hui leur champion, souvent désigné au terme d’âpres luttes nautiques.

3 Trois-mâts sur le plan d’eau tropézien

Fête du nautisme, rassemblement exceptionnel de plus de 125 ans de génie maritime, les Voiles de Saint-Tropez ont aussi offert cette année le spectacle rare de trois grandes goélettes à trois mâts navigant dans le golfe. Atlantic (70 mètres), la superbe réplique du bateau de Charlie Barr fraîchement sortie de son chantier Néerlandais  venait saluer l’immense goélette à trois mâts Adix (66 mètres), rivalisant d’élégance avec Creole (65 mètres), le magnifique trois-mâts dessiné en 1927 par Charles Nicholson.

A noter le très intéressant croisement sur le plan d’eau d’Atlantic, recordman de la traversée de l’Atlantique en 1903, avec le ketch tout en carbone Mari Cha III (44,70 m) qui le fut 95 ans plus tard, en 1998. C’était à Saint-Tropez, et nulle part ailleurs.

Lionheart

Avec l’autorisation récente d’utiliser l’aluminium pour les coques, de nouveaux projets voient le jour, basés sur les plans et spécifications du maître Charles Ernest Nicholson et des règlements de jauge de la J Class. On a pu croiser ainsi dans le golfe de saint tropez pendant les Voiles la toute dernière réplique sortie des chantiers Claasen Jachtbouw BV aux Pays-bas, Lionheart, construit d’après les recherches de Starling Burgess et Olin Stephens avec à la baguette le Néerlandais Hoek. 20 grands J Class ont été dessinés entre 1930 et 1937. Dix ont été construits. A Velsheda, Shamrock V et Endeavour s’ajoutent donc aujourd’hui les répliques fidèles Ranger (2004), Hanuman (2009) et Lionheart. D’autres pourraient suivre, Atlantis et Rainbow dans la perspective d’un grand rendez vous “historique” dans le Solent en juin 2012. Lioheart affiche des mensurations exceptionnelles, 44 mètres de long.

Icap Leopard3

Inspiré dans ses volumes de carène des Open 60 ou des Volvo 70 qui ont fait le succès de Farr Yacht Design, Leopard 3 est un super Yacht au confort exceptionnel, combiné avec des performances en navigation de haute mer tout à fait remarquable. 30 mètres de long, 6,80 de large et un tirant d’air de 47 mètres, Leopard bénéficie d’une quille pendulaire qui peut s’incliner de 40 degrés, donnant au voilier une stabilité équivalente à celle qu’apporteraient 200 hommes au rappel. Leopard écume avec succès les eaux de l’Atlantique, des Caraïbes ou de la Méditerranée. Voilier de record, il a dû l’été dernier s’incliner lors de sa tentative contre le record de la traversée de l’atlantique faute à un manque de vent.

Ils étaient aux Voiles…

Nouveaux venus ou habitués des Voiles, l’événement fait chaque année le plein de navigateurs de renom. La cuvée 2010 comprenait notamment,par ordre alphabétique : Alexia Barrier, Brad Butterworth, Catherine Chabaud, Bertrand de Broc, Karine Fauconnier, Philippe Monnet, Doug Peterson, Marc Pajot, Yves Parlier, Lionel Péan, Cécile Poujol, Mike Sanderson, Jean-Yves Terlain, Alain Thébault, Marc Thiercelin, Dominique Wavre,…

PRIX SPÉCIAUX :

Trophée Rolex : Ikra le talent et la chance

Toujours à égalité depuis mardi dernier, Ikra et Rowdy se sont lancés, à distance, un magnifique duel qui a récompensé la régularité et la performance. Malheureux lors de cette ultime manche, Rowdy a cumulé quelques petites erreurs et manœuvres supplémentaires, qui ont failli lui coûter la victoire finale. Le génie de Graham Walker et les très bonnes performances de Rowdy lui ont permis de remporter de justesse cette manche, restant du même coup en lice pour le « Trophée Rolex ». Très à l’aise depuis le début de la semaine, se permettant même de s’imposer avec des écarts en temps compensé très confortables, Ikra de Yves-Marie Morault, skippé par Sébastien Destremau est donc en compétition face à Rowdy pour le titre.

C’est lors de la remise des prix, qui s’est tenue à la Citadelle à partir de 11 h que Monsieur Philippe Schaeffer a remis le Trophée ainsi qu’une montre Rolex Submariner à Ikra, vainqueur au tirage au sort entre les deux yachts à égalité de points.

« Prix du yacht de tradition de l’année » organisé par Les Echos Série limitée

Avel remporte de haute lutte le Prix “Série limitée” du Yacht de tradition des Voiles de Saint-Tropez 2010. Décerné pour la deuxième année consécutive, ce prix récompense un voilier qui met à l’honneur les valeurs de la belle plaisance, qualité du bateau, éthique, équipage…. Le bateau vainqueur  de l’année, sera élu parmi les présélectionnés lors des six régates et rassemblements constituant le circuit «Sérire Limitée du yachting de tradition » en Atlantique et en Méditerranée. Son  nom sera dévoilé lors de l’inauguration du Nautic à Paris.

Avel, nom d’un vent Breton, a été commandée en 1896 par le français René Calame à Charles Nicholson. En 1897, le joli cotre aurique de 23,50 mètres sort des chantiers Camper et Nicholson. A l’abandon en 1927, il est rénové dans les années 90 et navigue depuis au sein des flottes de yachts classiques. Il rejoint donc le clan très fermé des prétendants au titre 2010.

Défilé des équipages

C’est traditionnellement le jeudi soir que les participants aux Voiles de Saint-Tropez  rivalisent d’originalité et d’extravagance pour mener le défilé depuis le village des Voiles jusqu’au quai Jean Jaurès, dans le sillage d’un orchestre de jazz et d’artistes de rue. C’est l’équipage de Tuiga, grimé en Polynésien, qui a eu les faveurs du jury.

A Cambria la Club 55 Cup

C’était l’un des morceaux de bravoure de la journée de jeudi, la Club 55 Cup, Défi parmi les Défis, qui voit le defender vainqueur l’an passé, défier un challenger sur le parcours historique et fondateur de la Nioularge, départ au Portalet et déboulé ace au vent de sud ouest vers la Nioulargue, et une arrivée jugée à Pampelonne face au célèbre Club 55, soit une distance théorique de 15 milles. Le 23 m JI Cambria (Fife 1927) s’est imposé cette année face au cotre aurique Mariquita (Fife 1911). Vainqueur sur l’eau et à la régulière, Cambria devra néanmoins, et selon les règles très précises de la Club 55 Cup, laisser son titre de Defender l’an prochain à Mariquita. Il est en efet stipulé que la Club 55 Cup ne peut être remportée deux fois. Charge donc au cotre aurique de défier un challenger pour que perdure en 2011 ce beau moment des Voiles.

Ils ont dit :

André Beaufils, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez

“Une superbe édition, qui laisse beaucoup de bonheur à tous les marins. Je remercie toutes les équipes à terre comme sur l’eau qui ont fait un boulot formidable. J’ai beaucoup de regrets pour nos amis des voiliers Adria et Harlequin qui ont été victimes de collision. Ceci nous conforte dans l’idée d’aller encore plus loin dans la sécurité. Les Voiles de Saint-Tropez sont avant tout une fête, un grand rassemblement de sublimes voiliers, et c’est cet esprit qui doit prévaloir, y compris sur l’esprit de compétition.”

Georges Korehl, Directeur de course

“On ne peut que se satisfaire d’une telle semaine durant laquelle nous avons chaque jour validé des courses pour toutes nos catégories en lice. La météo nous a beaucoup aidé et je n’ai pas souvenir d’une si belle édition en terme de conditions de vent et de soleil. Juste un petit regret que je partage avec toute l’organisation, et qui concerne un léger excès d’agressivité de certains concurrents, notamment lors des phases de départ. Nous avions pourtant musclé davantage encore nos dispositifs de sécurité sur l’eau. Nous serons encore plus exigeant l’an prochain afin que nul incident ne vienne ternir ce qui doit rester une fête…”

2011

Les Voiles de Saint-Tropez ont fêté avec éclat le trentième anniversaire, déjà, d’un événement hors du temps qui confine parfois au rêve éveillé. Cette nouvelle semaine dédiée au yachting triomphant et, semble-t-il, éternel, a passé comme dans un rêve, tant nul ne se lasse jour après jour de voir glisser sur l’onde les plus beaux yachts nés de l’envie de bien naviguer depuis près de 140 ans. Au delà des classements et autres Trophées, on retiendra surtout la belle communion d’esprit qui a réuni les 4 200 et quelques marins, skippers ou propriétaires venus de tous les océans fêter le nautisme et remercier à leur façon Ikra, Pride, Patrice de Colmont et Saint Tropez d’avoir eu un jour de septembre 1981 cette idée simple de célébrer  dans ce golfe magique l’art de bien vivre la mer. Un flambeau repris aujourd’hui avec passion, et dans le même esprit, par la Société Nautique de Saint-Tropez.

historique_vdst_2011_1

Le souffle de la Nioulargue

« Nous aimerions que chacun se souvienne, ou apprenne, comment la Nioulargue est née » suggère André Beaufils, le président de la Société Nautique de Saint-Tropez, « lorsqu’en 1981, Patrice de Colmont, par une intuition qui le caractérise,  avait imaginé un défi sans enjeu, une régate entre une bande de copains venus se saluer à la fin de l’été avant la saison de voile suivante. » Initialement baptisée « Club 55 Cup », la régate née entre deux bateaux, Ikra et Pride devait s’étoffer, dès l’année suivante, et prendre le nom de Nioulargue. Un nom inspiré du provençal « Nioulargo »  littéralement « Nid du large » d’après un haut fond situé à 5 milles de la baie de Pampelonne et qui sert d’abri à la reproduction de multiples espèces de poissons  méditerranéens. Il est également très intéressant de souligner que c’est la régate d’origine entre un classique 12mJI et un voilier de course-croisière moderne qui a donné sa caractéristique principale à la Nioulargue, puis aux Voiles de Saint-Tropez : faire naviguer sur un même plan d’eau les bateaux de la dernière génération et ceux qui ont écrit l’histoire du yachting.

L’année des yawls

Ce fut dit-on l’un des premiers actes du Président John F Kennedy à l’amorce de son mandat, faire de Manitou le Yacht Présidentiel en lieu et place d’un puissant motor boat de 92 pieds. Kennedy adorait ce yawl de 62 pieds signé Sparkman&Stephens lancé en 1936 et que les Coast Guards avaient reçu en donation en 1955. Equipé de tous les moyens modernes de communication, Manitou fut rapidement surnommé “The floating White house” par JFK lui-même. Cinq ans après l’assasinat de Dallas, Manitou fut vendu au Harry Lundeberg School of Seamanship de Piney Point, Maryland pour 35 000 dollars. Olin Stephens avait dessiné Manitou en s’inspirant de Dorade et Stormy Weather. C’est un trio de passionnés qui s’en est rendu acquéreur à l’a ramené en Europe pour naviguer en Méditerranée. Le suédois Claes Goran Nilsson, le Néo Zélandais Phil Jordan et l’américain Pat Tierney vouent une passion culte à leur bateau. Les trois hommes et leur équipage très cosmopolite s’attachent à “apprendre” le bateau. 8ème à l’issue de cette semaine, ils promettent que dès l’an prochain, Manitou sera le voilier à battre à Saint Tropez.

Autres “newbies”  fort appréciés cette année, Firefly, un 115 pieds néerlandais dessiné par Hoek Design et construit en 2011 au chantier Jachtbouw, la renaissance de Skylark, yawl de 53 pieds lancé en 1937 par le chantier Pendleton dans le Maine, sur un dessin Sparkman et Stephens. Skylark est considéré comme une évolution de Stormy Weather ou Sonny. On aura également été fort agréablement surpris de l’excellent comportement dans le petit temps d’un autre yawl; Runa IV, barré par Bruno Troublé ; construit en 1918 au chantier Nielsen, au Danemark,   (10m73), ce petit aurique  ne peut renier ses origines Viking. Ce racer en bois à quille longue a été sauvé de la destruction en 2009 par Yves Carcelle qui l’a ramené de San Francisco pour le faire entièrement restaurer au chantier du Guip à Brest.

Le jeudi, on se défie!

13 Défis, la régate des centenaires ont, en plus de la Club 55 Cup, animé le plan d’eau des Voiles jeudi dernier, conformément à la tradition. La direction de course et Georges Kohrel, tenant compte de l’énorme anticyclone qui baigne tout le pays, avaient dessiné un petit parcours de 6,5 milles au coeur du golfe, là où un petit flux d’est nord est avait depuis le début de la semaine pris l’habitude d’élire domicile à la mi-journée. Les différents challengers étaient ainsi invités dès midi à partir au plus près du Portalet, direction la marque de La Rabiou, puis la Sèche à l’huile à l’entrée du golfe, avant de glisser au portant vers une arrivée mouillée au ras du môle Jean Réveille.

Mariquita et Altaïr s’affrontaient eux dans une lutte de titan sur le parcours Nioulargue Club 55 dans le cadre de la Club 55 cup. Particularité 2011 – et trentième anniversaire oblige – Ikra, avec à son bord une partie de l’équipage d’origine du 12 M et de Pride, était associé au duel. Après un joli départ sur la droite du plan d’eau, le scénario des premiers jours des Voiles se reproduisaient sur la route des géants qui dès la sortie du golfe, tombaient… en panne de vent. Le deux challengers se rapprochaient alors pour se serrer la main. Un ex aequo bien dans l’esprit chevaleresque  des Voiles était alors déclaré.

Avel remporte le Trophée Rolex

Le cotre aurique Avel (vent en Breton), caractérisé par son étrave à guibre et sa barre franche est le nouveau détenteur du Trophée Rolex. Commandé en 1896 par René Calame à Charles Nicholson, Avel fut dès le départ pensé pour la régate. En 1927, le beau cotre tombe dans l’oubli, et passe de nombreuses années dans une vasière en Angleterre. C’est Maurizio Gucci qui le sauve en 1990, confiant sa restauration à Harry Spencer et Clark Poston à Cowes. Avel rejoint en 1994 le circuit Classique Méditerranéen où il brille toujours de mille feux. Avel est le tout premier cotre aurique à remporter ce trophée de prestige.

Trophée Les Echos/Série Limitée

 Yacht élu Prix Les Echos/Série limitée 2011 aux Voiles de Saint-Tropez : VERONIQUE !

 Trophée Paris Première :

Le Trophée Paris Première est ouvert aux voiliers modernes dont la longueur hors tout est supérieure ou égale à 16 mètres. Le classement est établi à partir du classement des courses. Highland Fling, Irvine Laidlaw, Proto Wally 

Régate des centenaires, Trophée Gstaad Yacht Club ;

Journée de tous les défis, le jeudi a vu cette année  l’émergence d’une nouvelle idée venue du Gstaad Yacht Club. Peter Erzberger, Commodore of the GYC, dans une louable volonté de rapprochement avec le monde de la mer et de la régate, a choisi les Voiles de Saint-Tropez et son club organisateur, la Société Nautique de Saint-Tropez, pour proposer aux voiliers centenaires leur régate propre, dans le cadre de la journée dédiée à ce type de challenge, la journée du jeudi. Le Gstaad Yacht Club offre un Trophée au voilier vainqueur d’une course à handicap, selon les règles en vigueur du Comité International de la Méditerranée. Le yacht le plus lent part en premier, et le plus véloce en dernier. Le vainqueur fut le premier à franchir la ligne d’arrivée sous le Portalet. Le Gstaad Yacht Club, fondé en 1998 dans les montagnes suisses,  signe ainsi son rapprochement avec Saint Tropez. Le club compte 400 membres de 23 nationalités.

L’immense flotte de beaux yachts inscrits aux Voiles comptent ainsi pas moins de 18 “centenaires”.  Victory, avec un pédigrée qui remonte à 1883 est le plus vieux, tandis que Pesa et Mariquita, nées en 1911, sont les petits derniers de ce club informellement prestigieux.

 

Résultat :

1-       Bonafide (Sibbick 1899)

2-       Tuiga (Fife 1909)

3-       Pesa (Oertz 1911)

4-       Mariska (Fife 1908)

5-       Nan of Fife (Fife 1896)

6-       Victory (Hitchens 1883)

7-       Kelpie (Mylne 1903)

8-       Avel (Nicholson 1896)

9-       Partridge (Beavor Webb 1885)

10-    Marigold (Nicholson 1892)

11-    Veronique (Luke 1907)

12-    Windhover (Hambleants 1904)

13-    Wayward (Shepherd 1908)

14-    Owl  (Shepher 1909)

15-    Sif (Hansen 1894)

2012

L’été indien…

Le rideau tombe sur une exceptionnelle édition ensoleillée et ventée à souhait

Avel décroche le Trophée Rolex – L’esprit “Nioulargue” inspire toujours les Voiles – Trophées en cascade…

Le rêve Tropézien s’achève. La Citadelle de la Cité du Bailli de Suffren a retenti aujourd’hui des derniers éclats joyeux et festifs d’une semaine hors du temps à l’occasion de la traditionnelle remise des Prix et Trophées. Et chacun, marin, armateur, skipper ou propriétaire de s’accorder sur le caractère une nouvelle fois exceptionnel du grand rendez-vous du yachting international. Les Voiles de Saint-Tropez 14ème du nom supplante tous les superlatifs, cumulant régates réussies sur l’eau, et convivialité à terre. Cette nouvelle semaine dédiée au yachting triomphant et, semble-t-il, éternel, a passé comme dans un rêve, tant nul ne se lasse jour après jour de voir glisser sur l’onde les plus beaux yachts nés de l’envie de bien naviguer depuis près de 140 ans. La magie était partout sous le chaud soleil Varois, et chacun pouvait à loisir placer le curseur de son émerveillement, de la Modernité des grands Wally et autres protos, à l’élégance des voiles et coques centenaires des yachts de tradition. Au-delà des classements et autres Trophées, on retiendra surtout la belle communion d’esprit qui a réuni les 4 000 et quelques marins, skippers ou propriétaires venus de tous les océans fêter le nautisme et remercier à leur façon Ikra, Pride, Patrice de Colmont et Saint-Tropez d’avoir eu un jour de septembre 1981 cette idée simple de célébrer dans ce golfe magique l’art de bien vivre la mer.
Une pleine semaine de régates 8 manches validées chez les Wally, 5 courses, chez les Modernes et 4 pour les Tradition, soit une régate quotidienne, les Voiles de Saint-Tropez ont fait le plein d’action, d’images et d’enchantement. Les purs régatiers, de Sébastien Col ou Damien Iehl à Jochen Schuman ont eu tout leur content de stratégie et de tactique. Les amicales rivalités nées dans le meilleur esprit du yachting au sein des quatre grands cotres auriques de la Classe des 15 mJI ont produit le spectacle attendu de belles voiles gîtées bord à bord. Mariquita, Cambria, Elena, Thendara ont ébloui par leur majesté, tandis que pas moins de 12 groupes de voiliers de taille, d’époque et de type de gréements envahissaient le rond des Classiques mouillé devant Saint-Tropez. Les nouveaux venus l’an passé, Manitou, Runa IV, Hispania… sont déjà en passe de devenir de vieux habitués. Lorsque l’on goûte une fois aux Voiles, on ne peut plus s’en passer. C’est vrai pour les marins. C’est vrai pour le public toujours plus nombreux à assister l’après-midi venue aux retours toutes voiles dehors des yachts sur la ligne d’arrivée du Portalet, et prompt à accueillir avec chaleur les équipages de retour à quai. L’édition 2012 s’achève ; 2013 est déjà dans toutes les pensées, et notamment celles des équipes du Président Beaufils, fidèle gardien d’une formule unique, d’un état d’esprit qui s’adapte à son temps sans jamais se trahir.

Le «Trophée Rolex», challenge suprême des Voiles de Saint-Tropez, est absolument unique. Durant toutes les épreuves qui leur sont ouvertes, les plus grandes unités des yachts classiques, celles qui mesurent plus de 16 mètres, concourent pour ce classement très convoité. C’est le cotre aurique Avel (vent en Breton) caractérisé par son étrave à guibre et sa barre franche qui l’emporte cette année, réussissant un doublé que seul Rowdy, l’un des derniers représentants de la Class 40 du New York Yacht Club, avait réussi (en 2008 et 2009) à ce jour. Commandé en 1896 à Charles Nicholson, Avel fut dès le départ pensé pour la régate. En 1927, le beau cotre tombe dans l’oubli, et passe de nombreuses années dans une vasière en Angleterre. C’est Maurizio Gucci qui le sauve en 1990, confiant sa restauration à Harry Spencer et Clark Poston à Cowes. Avel est le tout premier cotre aurique à remporter ce trophée de prestige. Pour mémoire, ce trophée créé en 2007 – assorti d’une mythique montre « Submariner » -, a déjà été fièrement brandi par Agneta, un très beau monocoque construit en 1951. Ce yacht de 25,10 mètres est immanquable sur l’eau avec sa coque en acajou et sa voilure pourpre majestueuse. C’est ensuite le plan Herreshoff, Rowdy qui en a été détenteur pendant deux éditions consécutives, avant de céder le titre à Ikra. Construit sous le nom de Kurrewa V, ce 12 M JI d’origine britannique fait partie de la légende du yachting. Construit sur les mêmes plans que Sovereign, challenger anglais de l’America’s Cup 1964, il prend en 1968 le nom de Lévrier de Mer et sert de bateau lièvre à France, le 12 M JI du défi français du baron bich pour la coupe 1970. En 1977, il est racheté par le pilote Renault Jean Rédélé – communément appelé « Monsieur Alpine » – qui en confie la restauration au chantier de Raymond Labbé à Saint-Malo, avant de l’amener en Méditerranée où il connait un destin extraordinaire. C’est en effet ce bateau qui, répondant au défi lancé par le Swan américain Pride a donné naissance à la régate d’origine de la Nioulargue, maintenant devenue depuis 14 éditions les Voiles de Saint-Tropez.

Le jeudi, on se défie!

16 Défis, la régate des centenaires ont, en plus de la Club 55 Cup, animé le plan d’eau des Voiles jeudi dernier, conformément à la tradition. La direction de course et Georges Korhel avaient dessiné un petit parcours de 6,5 milles au coeur du golfe, là où un petit flux d’Est Sud Est avait depuis le début de la semaine pris l’habitude d’élire domicile à la mi-journée. Les différents challengers étaient ainsi invités dès midi à partir au plus près du Portalet, direction la marque de La Rabiou, puis la Seiche à l’huile à l’entrée du golfe, avant de glisser au portant vers une arrivée mouillée au ras du môle Jean Réveille. L’histoire retiendra la formidable empoignade des géants Maxi yachts Med Spirit, Firefly, My Song, Solleone et Sojana. Tout aussi excitant le déboulé plein d’une nostalgique poésie sous le Portalet des 8 mètres, Aile VI, Helen, France et Rhéa. Très attendu le défi des 15 m JI qui ne faillissaient pas à leur réputation, gîtés au maximums et au ras des cailloux dans un bord à bord décoiffant d’élégance et de magie. Club 55 Cup:  Le 19 M JI Mariquita tentait jeudi de défendre son titre glané il y a deux ans face à Cambria. Un duel hors norme lui était proposé puisque c’est la goélette Altaïr qui se posait en Challenger. En effet, la rencontre programmée l’an dernier n’ayant pas pu arriver à son terme faute de vent, les capitaines avaient décidé de la reconduire cette année dans le plus pur esprit chevaleresque. Et c’est Altaïr qui s’est imposée à Pampelonne.

Blue Bird Cup: Tara Getty avait l’an passé, et lors de la journée des Défis, challengé le plan Olin Stephens Argyll qui l’avait emporté. Revanche cette année, puisque Skylark l’a emporté de 3 petites minutes. Dans la plus pure tradition du yachting, les deux équipages se sont retrouvés à déjeuner à bord du yacht Talitha, où Tara et Jessica Getty se sont vus remettre la Blue Bird Cup par l’acteur Griff Rhys Jones.

A terre, la bonne humeur communicative des équipages…
Les Voiles de Saint-Tropez sont également un événement à vivre à terre. Outre les évolutions des bateaux sous voile, que l’on peut aisément suivre autour du golfe ou de la Citadelle, la fête s’est poursuivie chaque jour au coeur de la cité corsaire le matin et le soir avec la présence des bateaux dans le port de Saint-Tropez entièrement  transfiguré par la forêt de mâts en bois ou en carbone qui y fleurit pendant toute la semaine. Les Voiles ont également offert aux Tropéziens et au public l’accès tous les jours de 9h à 19h30 au « Village des Voiles ». La structure ouverte de plus de 1500 m² accueillait de nombreux stands de photo, boutiques, broderie, etc. autour du bar, le rendez-vous de tous les marins. Côté fête, de nombreuses animations ont eu lieu dans le village et dans les rues, avec notamment les prestations de différents groupe musicaux et le traditionnel concours de boules sur la place des Lices. Les clowns du Festival du Cirque Monégasque ont assuré l’animation du défilé des équipages, avec le célèbre Bagad de Lan Bihoué . Un défilé très créatif cette année auquel ont participé une bonne quinzaine d’équipages…

Yachts extraordinaires : Visible juste devant l’entrée du port de Saint-Tropez, la grande goélette Adix n’a pas couru aux voile mais a mêlé ses voiles auriques aux grands Classiques en lice. Adix est une goélette à trois mâts, lancée en 1984 sous le nom de Jessica : c’était alors une goélette à trois mâts et à 2 huniers (un fixe, un volant), immatriculée en Angleterre, et la plus grande goélette construite depuis les années Ce voilier de luxe, a été construit par le chantier Astilleros De Mallorca selon les indications des architectes Arthur Holgate and Dijkstra & Partners. Pour le plus grand bonheur des amateurs, Adix a pu naviguer bord à bord avec Atlantic. Le plan d’eau du golfe de Saint-Tropez, baignée de soleil et balayé par une jolie brise s’est gracieusement prêtée à ce singulier voyage dans le temps. On se souvient que Atlantic a été reconstruit sous la direction de Ed Kastelein, qui avait déjà supervisé la remise en état de Thendara, Aile Blanche, Borkumriff, Zaca a te Moana, Eleonora,… Les Pen Duick étaient eux aussi de la fête, dans le sillage du beau cotre chéri d’Eric Tabarly, plan Fife de 1898, les 4 Pen Duick en activité chaque jour amarrés devant la capitainerie du port, ont permis aux nombreux spectateurs d’approcher de près la légende de 40 ans de course au large… 17 Tofinou, de 9,50 m et 12 mètres ont navigué sous leur propre flamme sur le parcours des yachts classiques. Ils ont croisé 4 « Code 0 », le joli day-boat aux allures rétro créé par Yves Parlier. Autre légende, Manitou était de nouveau présent aux Voiles après sa première apparition l’an passé ; construit en 1937 sur plans Olin Stephens, Manitou (18m90) est un très élégant yawl Marconi qui a la particularité d’avoir été utilisé par John F. Kennedy pendant sa présidence. Fait exceptionnel, le yacht eu même le titre de « floating White House ». Équipé des toutes dernières technologies de l’époque, il permettait au Président des États-Unis de rester en contact avec la terre lors de ses navigations le long de la côte ouest. Après avoir continué sa carrière comme voilier école, le bateau a subi un profond refitting en 2010.

La Coupe de la Ville de Saint-Tropez ; Elle échoit cette année au premier voilier Moderne aux points, toutes catégories confondues ; c’est le Farr 30 Give me Five du Yacht Club de Monaco qui l’emporte.

Prix du yacht de tradition de l’Année – Les Echos – Série Limitée : Ils sont déjà 8 ! Huit voiliers d’exception ont été retenus lors des délibérations d’un jury de personnalités compétentes pour prétendre au Prix du Yacht de Tradition de l’Année organisé par Les Echos-Série Limitée. Mais il est encore temps de les rejoindre pour participer à ce prix 2012 dont le lauréat sera dévoilé à l’occasion du prochain Nautic de Paris. Les amateurs et capitaines ont jusqu’au 12 octobre minuit pour briguer ce titre prestigieux. Renseignements sur www.pyta.fr
Les huit présélectionnés : – Chrisando – Owl – Sonda – Palynodie II – Oiseau de feu- Hilaria – Javelin – Nan of Fife

Trophée Paris Première : remis au premier voilier Moderne de plus de 16 mètres : Music, Baltic 50
Tropheminin : remis au premier équipage féminin, le J97 tropézien No Limit
Trophée du Yacht Club de France : coup de coeur : Lelentina, skipper Patrick Gibert
Régate des centenaires du Gstaad Yacht Club ; Journée de toux les défis, le jeudi a vu cette année la continuité d’une nouvelle idée venue l’an passé… du Gstaad Yacht Club. Peter Erzberger, Commodore du GYC, dans une louable volonté derapprochement avec le monde de la mer et de la régate, a choisi les Voiles de Saint-Tropez et son club organisateur, la Société Nautique de Saint-Tropez, pour proposer aux voiliers centenaires leur régate propre, dans le cadre de la journée dédiée à ce type de  Challenge, la journée du jeudi. Le Gstaad Yacht Club offre un Trophée au voilier vainqueur d’une course à handicap, selon les règles en vigueur du Comité International de la Méditerranée. Le yacht le plus lent part en premier, et le plus véloce en dernier. Le vainqueur fut le premier à franchir la ligne d’arrivée sous le Portalet. Le Gstaad Yacht Club, fondé en 1998 dans les montagnes suisses, signe ainsi son rapprochement avec Saint Tropez. Le club compte 400 membres de 23 nationalités. L’immense flotte de beaux yachts inscrits aux Voiles comptent ainsi pas moins de 20 “centenaires”. Victory, avec un pédigrée qui remonte à 1883 est le plus vieux, tandis que Mariquita, née en 1911, est le petit dernier de ce club informellement prestigieux.

Anniversaires… Les Tofinou ont 25 ans ! Lancés par le chantier latitude 46, les Tofinous ont conquis les adeptes de jolis « day-boats » aux lignes traditionnelles, et aux performances sportives affirmées. 9,5, 12 ou 16 mètres, le style fait recette depuis 25 ans déjà. Les Sillinger, semi-rigides aux allures martiales fêtent eux leur 50ème anniversaire ! 50 ans déjà que Tibor Sillinger jouait la carte de la robustesse, de la puissance et de la longévité pour ses semi-rigides sans concessions à la qualité…

Ils ont dit :

André Beaufils, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez : « Chaque année on me parle d’édition exceptionnelle ; On me dit : « C’est la meilleure année! » mais je dois avouer que cela me semble particulièrement adapté à cette année. Nous avons été bénis des Dieux, avec du vent, certes modéré, et du soleil chaque jour. Si je devais exprimer un regret, c’est celui d’avoir connu encore des incidents, mineurs dès lors qu’il n’y a pas dégât corporel, mais entre bateaux. L’incident entre Elena et un bateau spectateur de 25 mètres me plonge dans la consternation. L’ambiance à terre a été formidable. Les concurrents ont joué le jeu à terre à l’occasion des animations proposées. Les Voiles de Saint-Tropez grandissent de façon maîtrisée ; tant que j’aurai cette once de pouvoir, je m’attellerai à préserver une certaine idée de ce que j’ai connu voici plus de 25 ans, pour respecter ce qu’a créé Patrice de Colmont. Nous lui devons tout. Je me contente de coordonner quelques actions et d’animer des équipes, de rechercher des financements, mais j’ai à coeur de faire en sorte que cela ne devienne pas une semaine commerciale. Je le répète, les Voiles de Saint-Tropez ne sont pas à vendre et nous n’avons pas pour objectif d’en tirer un profit pour le profit. Je suis ravi que les media conservent un vif intérêt pour notre événement. Je conserve la volonté de ne pas me fixer pour objectif la croissance à tous prix. Nous avons atteint la taille critique, en termes de village et d’accueil des bateaux. On peut encore d’améliorer dans les détails, mais pas de doublement des tailles et des effectifs. ».

George Korhel, Directeur de course des Voiles de Saint-Tropez: « On ne pouvait pas rêver mieux! du soleil, de l’air, et des manches validées chaque jour, avec tous les bateaux classés dans les temps! Les Wally ont couru 8 courses… on a eu juste le vent qu’il fallait, suffisamment pour lancer des courses tous les jours, et pas trop pour que tout le monde puisse rentrer dans les temps et être classés. Les bateaux sont sortis du port dans peu de vent, ont bénéficié de la pression nécessaire pour bien naviguer, et le vent est tombé chaque soir pour permettre une rentrée aux ports des 300 bateaux sans anicroche… Notre partenariat avec Météo Consult nous a bien aidé ; les bulletins de 9 heures et 13 heures nous ont grande ment facilité la tâche dans le choix des parcours, tant pour les Modernes que pour les Classiques. Les équipes sur chaque rond sont bien rodés. Je m’ennuie presque! (rires). Toutes nos équipes travaillent de concert depuis plusieurs années, s’apprécient et se respectent. On travaille dans l’harmonie. Côté coureurs, on a beaucoup de retour de satisfactions. Je peux boire une bière dans le village sans être agressé (Rires). Les groupes Classiques tournent sans problème. Chez les Modernes, on a fait un groupe pour les croiseur non taillés pour la régate, et on a ensuite réparti les voiliers en fonction des tailles et des ratings. On a tout mis en oeuvre au niveau de la sécurité, mais on ne peut pas empêcher certains irresponsables qui font courir des risques énormes aux concurrents. Mais nous retiendrons surtout cette très belle édition. 5 noeuds de vent de plus, et ça aurait été indécent! (nouveaux rires!) »

Jean-Pierre Champion, Président de la Fédération Française de Voile : « Les Voiles de Saint-Tropez sont peut-être, et à mon humble avis, le plus bel événement nautique au monde. J’en ai vu beaucoup, et ce qui se passe ici à Saint-Tropez est inégalé. L’idée de mêler les Classiques et les Modernes est formidable et fonctionne magnifiquement. Le contraste entre les futuristes Wally et les beaux yachts centenaires est saisissant et très intéressant à admirer. Il existe dans l’écrin de Saint-Tropez une ambiance, mélange d’envie, de passion et de respect que je ne retrouve vraiment qu’aux Jeux Olympiques… » Ils naviguaient cette semaine à Saint-Tropez…. Luc Alphand, Seb Audigane, Yves Carcelle, Catherine Chabaud, Jean Loup Chrétien, Robert Charlebois, Sébastien Col, Thomas Coville, Sébastien Destremau, Jean Pierre Dick, Leonardo Ferragamo, Tara Getty, Olivier Lozachmeur, Nicolas Lunven, Philippe Monnet, Lindsay Owen Jones, Marc Pajot, Yves Pajot, Lionel Péan, Jacques Rougerie, Jochen Schuman, Jacqueline et Marie Tabarly…

Classements :
Wally – 9 inscrits – Les grands Wally ont validé 8 courses.

Groupe 1

1- Open Season

2- Magic carpet

3- J One

4- Hamilton

Groupe 2

1- Genie

2- Sensei

3- Dark Shadow

4- Ryokan 2

5- Tiketitoo

IRC A – 30 inscrits –

1- Jethou – Peter Ogden

2- Stark Raving Mad – James Madden

1- My Song – Pier Luigi Loro Piana

IRC B – 26 inscrits –

1-Powerplay – Peter Cunningham

2- Spirit of Malouen VI – Stéphane Neve

3- Varuna – Jens – Kellinghusen

IRC C – 33 inscrits

1-Genapi – Adalberto Miani

2- Eleuthera – Hervé Borgoltz

3- Cachou – Guy Cornillon

IRC D – 32 inscrits

1- Music – Huber Ruedi

2- Music53 James Blakemore

3- Freya – Philippe Fabre

IRC E – 38 inscrits

1- Give me 5 – Adrien Follin

2- Tchin Tchin – Jean Claude Bertrand

2- Just a joke – Marcello Maresca

Superyacht – Velsheda

Tofinou 9,5 (10 inscrits) 4 courses retenues

1- Jessie – Peter Dubens

2- Speed Bird – James Hudleston

3- Pippa – Edward S Fort

Groupe Tofinou 12

Milou – Simon Tate

Mercator – Daniel Farideh

Nomica – Alain Nocella

Code 0

1- Teewa 5 – Tanguy Legouvello

Groupe 15 mJI

1- The Lady Anne – Paul Goss

2- Tuiga – Bernard D’Alessandri

3- Mariska – Christian Niels

4- Hispania – Andy Longarela

Grand Epoque A –

1- Mariquita – Jim Thom

2- Moonbeam IV – Mickael Creach

3- Moonbeam III – Erwan Noblet

Epoque Aurique A

1-Avel – Christopher Austin

2- Bonafide – Giuseppe Giordano

3- Nan of Fife – Philippe Menhinick

Epoque Aurique B

1- Marigold – Richard Glen Allan

2- Runa IV – Yves Carcelle

3- Tigris – Paul Brand

Classique Marconi A – 13 inscrits

1- Arcadia – Patricia Hooves

2- Maria Giovanna – Jean Pierre Sauvan

3- Outlaw – Mike Horsley

Classique Marconi B

– Sovereign – Jacques fauroux

– Ikra – Yves marie Moreau

– White Dolphin – Yann Delplace

Epoque Marconi A

1- Rowdy – G. Walker (Herreshoff 1916)

2- Halloween – Inigo Strez (Fife 1926)

3- Emilia – Gastaldi/Sicotte (Costaguta 1930)

Epoque Marconi B

1- Leonore – Mauro Piani

2- Jour de Fête – Pascal Oddo

3- Lady Van – Don Martin

Epoque Marconi C

1- Skylark- Tara Getty

2- Cholita – Marilinda Nettis

3-Mercury – Jordi Cabau

Epoque Marconi D

1- Arrow – Phil Plumtree

2- Jalona- Luciano Frattini

3- Vagabundo II – Robbie Fabbe

2013

Inoubliable !

 Moonbeam IV, Velsheda, Ikra, Sonny… les stars ont brillé aux Voiles

André beaufils : « Mieux que l’an passé, moins bien que l’an prochain… »

Peyron, Blakemore, Frers, Dick, Chirac et tous les autres… La quinzième édition des Voiles de Saint-Tropez s’est singularisée cette semaine par ses nombreux contrastes climatiques, qui ont donné aux joutes nautiques un relief et une saveur très particulières, dont les 4 000 marins se souviendront longtemps. Au petit temps médium du premier jour de course, a succédé une lente montée en puissance de la force du vent, pour offrir mardi et mercredi deux somptueuses journées de régates sous le soleil. Si jeudi et vendredi ont vu la colère d’Eole interdire le déroulement des courses, elles ont néanmoins permis à quelques téméraires, Altaïr et Moonbeam III en particulier de rendre hommage à l’esprit de la Nioulargue en bravant la forte houle et les bourrasques à plus de 30 noeuds. Et comme il était décidément écrit que ces Voiles 2013 ne demeureraient pas anonymes, c’est par une somptueuse dernière journée de course, ventée à souhait, sous un soleil généreux et sur une mer vigoureusement animée qu’est tombé le rideau d’une pièce riche en émotions de toutes sortes (présence de Bill Jayson), excitante sur le plan sportif, et somptueuse sur le plan des images qui ont une nouvelle fois comblé les photographes du monde entier. Clap de fin de la saison nautique pour la grande majorité des régatiers, Modernes ou Classiques, les Voiles de Saint-Tropez ont bien été le feu d’artifice attendu, la fête espérée qui a scellé les amitiés de milliers de marins et qui se projettent d’ores et déjà un an plus tard, avides de renouer au plus vite avec cet esprit unique d’amitié, de convivialité et de partage d’un yachting décidément éternel.

Ils ont dit :
André Beaufils, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez
: « Chaque année, on cherche un qualificatif, un superlatif nouveau pour supplanter celui de l’année précédente ; l’ambiance, la météo, malgré un passage venté, les régates, le spectacle, l’esprit de la Nioulargue… tout était réuni pour de longs et bons moments de plaisir nautiques. Bien sûr, tout n’est pas parfait et toutes nos équipes réfléchissent déjà à améliorer leurs champs de compétence respectives. La tâche n’est pas aisée car avec 300 bateaux engagés, et une liste d’attente qui ne se réduit pas, il est difficile de contenter tout le monde. Mais les bonnes volontés sont là et chaque année le miracle se reproduit, qui ne laisse aux marins qu’une seule envie, revenir au plus vite à Saint-Tropez… »

Bruno Troublé, Jour de Fête

« Une nouvelle édition des Voiles absolument formidable. Jour de Fête s’en est bien tiré (3ème) bien qu’étant un bateau de petit temps et de mer plate. Les régates ont été très excitantes et c’est toujours un enchantement que de voir ainsi tant de beaux bateaux tant modernes que classiques. Je reviendrai l’an prochain avec un voilier centenaire, Olympian, un P Boat qui s’est illustré en remportant en 1914 la Mackinac Cup à Chicago. Ce sera la première fois que cet aurique quittera les grands lacs américains. C’est là toute la beauté des Voiles de Saint-Tropez, nous permettre de découvrir chaque année des nouveaux trésors d’architecture navale…’

Bill Jayson, fils de Dick Jayson, Pride

« Ma famille et moi-même avons reçu un accueil extraordinaire. La mémoire de mon père est bien vivante ici, au milieu de tous ses amis tropéziens. J’ai été très touché de l’accueil, et suis toujours très fier de voir comment l’héritage de la Nioulargue continue de briller à travers les Voiles, grâce à André Beaufils et ses équipes… »

Jan Dekker, ORACLE TEAM USA et Dark Ice

« Je suis arrivé directement à saint tropes en provenance de San Francisco. Cette victoire d’ ORACLE TEAM USA, c’est le point fort de ma carrière, à l’évidence. Je viens aux Voiles de puis 1999, et je navigue avec un groupe d’amis réunis autour d’un propriétaire britannique Mark Godard Watt. Son bateau est Dark Ice, un 45 pieds signé German Frers. J’adore les Voiles. C’est pour moi l’occasion d revoir beaucoup d’amis qui comme moi naviguent aux quatre coins du monde sur des projets différents. Je rentre demain chez moi au Cap en Afrique du Sud. Je devrais naviguer à nouveau avec le Maxi Rambler, en attendant une nouvelle campagne de la Coupe de l’America. »

260 journalistes internationaux

Les 15ème Voiles de Saint-Tropez ont accrédité durant cette semaine magique très exactement 260 journalistes, venus de toutes les régions de France, mais aussi d’Italie, d’Allemagne, des Etats-Unis, d’Angleterre, d’Australie, d’Autriche, de Belgique, du Canada, du Danemark, d’Espagne, de Finlande, des Pays-Bas, du Luxembourg, de Suisse et de Turquie…

Ils étaient aux Voiles :

Florence Arthaud, Sébastien Audigane (Navigateur Tour du monde (Orange), Alexia Barrier,((Navigatrice), Charles de Bourbon Siciles, Grace de Capitanie (comédienne), Yves Carcelle, (Ex Vuitton), Jean-Pierre Champion (Pdt FFV), Jacques Chirac, Sébastien Col (America’s Cup), Jan Dekker (Sth-Africa, America’s Cup, The Race, Volvo), Jean-Pierre Dick, (Vendée Globe, Transat Jacques Vabre), Leonardo Ferragamo (Ferragamo & Nautor Swan), Thierry Fouchier (America’s Cup), German Frers (Arg, Architecte), Bill Jayson, (Usa, fils de Dick Jayson), Bruno Jourdren (Transat AG2R), Simon Le Bon (chanteur Duran Duran), William Leymergie (Présentateur Télématin), Pier Luigi Loro Piana (Loro Piana), Sir Lindsay Owen Jones (Uk, Président L’Oréal), Philippe Monnet (Navigateur) Pierre-Antoine Morvan (Match Race, TFV), Philippe Mourniac (Tornado, All4one, America’s Cup), Marc Pajot (America’s Cup), Kito de Pavant (Navigateur), Lionel Péan (Tour du Monde Esprit d’Equipe), Eric Peron (Figariste), Loïck Peyron (America’s Cup), Luc Poupon ( navigateur + Voiles de St Barth), Ken Read (Skipper Puma, Rambler), Marie Tabarly (navigatrice), Marc Thiercelin (navigateur), Armel Tripon (navigateur), Bruno Troublé (Navigateur), Jean-Pierre Tuveri (Maire de Saint-Tropez), Marcel Van Triest (Holl, Navigateur et météo (Groupama)

 Les Trophées des Voiles

Trophée Rolex :

1 Ikra Yves Marie Moreau

2 Chinook Graham Walker

3 Lelantina Patrick Gibert

Trophée BMW :

1- Open season

2- Hamilton

3- Magic carpet 3

Trophée Silinger Grand Tradition : Moonbeam IV Mickael Creach

 

Trophée le Byblos : Chnook Graham Walker

 

Trophée GL Event Seven seas of Porto Marcus Kemp

 

Trophée de la Ville de Saint-tropez : Natalia (Swan 42) Natalia Brailoin, Roumanie

 

Trophée Edmond de Rothschild : Music (Baltic 50) James Blakemore (Afrique du Sud)

 

Trophée Kappa : Firefly (Proto Hoek) van Gelderen Pays Bas.

 

Trophée SFS : Desna (Desna 49) Suen Wackerhagen (Allemagne)

 

Trophée les marines de Cogolin : Turquoise (Dufour 40) Erik Aroux

 

Trophée SNSM : Give me Five(Farr 30) Adrien Follin

 

Le point sur les différents classements :

Modernes

IRC A

1 WALLYNO (WALLY 60) DE FROIDMONT Benoit

2 AROBAS (SWAN 601) LOGEL Gerard

3 FIREFLY (ONE OFF) VAN GELDEREN Mark

IRC B

1 MUSIC (SWAN 53) BLAKEMORE James

2 MOANA (MARTEN 49) VOBBE Gerrit

3 DESNA (KNIREM 49) WACKERHAGEN Sven

IRC C

1 NATALIA (CLUB SWAN 42) BRAILOIU Natalia

2 EARLYBIRD (SWAN 45) BRANDIS Hendrik

3 ELENA NOVA (SWAN 45) PLUMP Christian

IRC D

1 LA REPONSE (FIRST 40) MC IRVINE Andrew

2 PEN KALET X (40.7) LE TROQUER Georges

3 TURQUOISES (DUFOUR 40) AROUX Erik

IRC E

1 CARRINDUS (A 31) LEGLOAHEC Cyrille

2 EASY (MUMM 30) ENON Benjamin

3 GIVE ME FIVE (FARR 30) FOLLIN Adrien

Wally

1 Open Season

2 J One

3 Magic Carpet

Class J

1 Velsheda

2- Hanuman

3 Lionheart

Classiques

CODE ZERO

1- BOTTES SECRETES TAUPIN Vincent

2-BLACK SOUL DOUVILLE DE FRANSSU Michel

3 – BLACK LEGEND GEIGER Reinold

CLASSIQUE MARCONI A après 2 course

1 MARIA GIOVANNA II  (SLOOP BERMUD) SAUVAN Jean-Pierre

2 OUTLAW  (COTRE MARCON) HORSLEY Mike

3 NAIF  (SLOOP BERMUD) GARDINI Ivan

CLASSIQUE MARCONI B après 2 courses

1 IKRA (12MJI) MORAULT Yves Marie

2 SOVEREIGN (12JI) FAUROUX Jacques

3 IL MORO DI VENEZIA (SLOOP) FERRUZZI Massimilliano

EPOQUE AURIQUE A après 3 courses

1 CHINOOK (NEW YORK 40) WALKER Graham

2 KELPIE (COTRE AURIQU) OLIVE Pelham

3 ORIOLE (SLOOP AURIQU) LOSTIS Jean-Pierre

EPOQUE AURIQUE B après 3 courses

1 TIGRIS (COTRE AURIQU) BARNES Andrew

2 LELANTINA (GOELETTE AUR)GIBERT Patrick

3 PARTRIDGE (COTRE AURIQU) LAIRD Alexander

EPOQUE MARCONI A après 2 courses

1 SEVEN SEAS OF PORTO (12MJI) KEMP Marcus

2 MANITOU (MARCONI YAWL) TILLERAY Alex

3 OISEAU DE FEU (COTRE BERMUD) L’HUILLIER Jean-Philippe

EPOQUE MARCONI B après 2 courses

1 LEONORE (Q CLASS) PELASCHIAR Mauro

2 SIRIUS (MARCONI) ZAOLI Adrea

3 JOUR DE FETE (MARCONI) ODDO Pascal

EPOQUE MARCONI C après 2 courses

1 SONNY (CUTTER) FRERS German

2 HORIZONTE (KETCH BERMUD) BALL Juan

3 SKYLARK OF 1937 (YAWL BERMUDIien) MORSE Tony

EPOQUE MARCONI D après 3 courses

1 VAGABUNDO (KETCH) FABRE Robert

2 JALINA (BERMUDUAN CU) FAZIO Emanuele

3 SONDA (8 M CRUISER ) LEPRINCE Eric

GRAND TRADITION après 3 courses

1 MOONBEAM IV (COTRE AURIQU) CREACH Mikael

2 MOONBEAM III (COTRE AURIQU) NOBLET Erwan

3 MARIQUITA (GAFF CUTTER) NEWMANN Georges

TOFINOU 12 après 3 courses

1 MILOU SCHOBINGER Mario

2 CAMOMILLE RS NATHAN Jean Louis

3 SEVEN BOULAY Jacques

TOFINOU 9.5 après 3 courses

1 SPEED BIRD HUDLESTON James

2 JESSIE

3 PIPPA Obe Edward

2014

AUTANT EN EMPORTENT LES VOILES

Tombé de rideau et remise des prix sur l’édition anniversaire

André Beaufils : « la satisfaction des régatiers est notre récompense. »

Les Voiles de Saint-Tropez ont célébré dans le faste et le grand spectacle leurs 15 années d’existence. Elles ont reçu en cadeau des Dieux du vent et de la mer d’exceptionnelles conditions pour permettre aux quelques 4 000 marins venus du monde entier, embarqués sur 300 yachts Modernes ou Classiques, une pleine semaine de régates, de plaisirs et de convivialité. Le rideau tombe en ce dimanche après un dernier moment de partage entre concurrent, la traditionnelle remise des nombreux prix aux 20 classes en lice. De belles surprises apparaissent au palmarès, avec d’emblée les noms des nouveaux venus tel Olympian, qui triomphe chez les yachts auriques ou Dorade chez les Marconis, mais aussi les confirmations des valeurs sûres de leurs circuits respectifs, Magic Carpet Cubed chez les Wally, ou Robertissima III (ex Ran) chez les grands IRC.

André Beaufils, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez

« Une nouvelle édition s’achève, et on se trouve chaque année à court de superlatifs pour tenter de traduire le sentiment de satisfaction générale ; Nous venons de vivre une belle édition. Chaque année, nous essayons d’améliorer par petites touches ce qui est perfectible, et on continue de trouver de petites choses à modifier. Les concurrents ont pu régater tous les jours et se déclarent satisfaits. Nos partenaires sont ravis. Leurs invités ne tarissent pas d’éloges. Toutes nos équipes, sur terre comme sur l’eau ont remarquablement travaillé, dans une belle ambiance. Je suis un Président satisfait. A l’issue de chaque édition, nous effectuons des débriefing, et décidons de ce qu doit être amélioré. Cela a été le cas cette année avec le renouvellement de deux de nos comités de course. Pour l’avenir, nous réfléchissons à de petites modifications du village, ne serait-ce que pour s’adapter aux travaux de la capitainerie qui seront en cours l’an prochain. Nous sommes toujours sollicités par des propriétaires de grands bateaux classiques, et nous cherchons des solutions pour satisfaire le plus grand nombre. On va certainement rééquilibrer le nombre des voiliers de tradition par rapport aux Modernes. On réfléchit également à nos catégories, pour répondre à certains souhaits. L’âme de mes satisfactions est de voir tous nos bénévoles travailler avec tant de passion, et dans une telle bonne humeur. Ceux qui sont en place se sont appropriés les Voiles, avec à coeur le désir que tout tourne bien. Tout se passe dans la bonne humeur. »

Les Voiles 2014 en un clin d’œil

Les voiliers dits « Classiques » naviguaient cette semaine aux Voiles dûment répartis en deux registres distincts, les « Epoques » , et les « Classiques », voiliers nés à partir des années 60…

Groupe Grand Tradition

Comme son nom l’indique, ce groupe rassemble les plus grandes unités classiques du moment, et c’est assez naturellement que l’immense goélette Elena of London (Herreshoff 2009) impose la puissance de ses 1 300 m2 de voilure, devant Mariquita, le grand cotre aurique de William Fife (1911) et le jeune centenaire Moonbeam IV (1914).

Groupe Epoque Aurique A

Cette catégorie rassemblait cette année 14 somptueux cotres, goélettes ou sloops gréés aurique, de 9 à 19 mètres de long, pour la moitié âgés de plus de 100 ans. Face aux habitués des podium tropéziens Nan of Fife (Fife1896) ou Bonafide (Sibbick 1899), c’est le nouveau venu Olympian, P Class américain de 1913 qui triomphe largement, laissant Chinook (Herreshoff 1916), se disputer les accessits avec un autre étonnant nouveau venu, Folly (Camper et Nicholson 1907) barré à Saint-Tropez par German Frers.

Groupe Epoque Aurique B

Catégorie mises sous les sun lights cette année par l’attribution du Trophée Rolex, ce groupe tout aussi prestigieux, très cohérent en performance, et considéré comme l’expression ultime de l’esprit classique, voit le triomphe du plus vieux voiliers de toute la flotte des Voiles. Lancé en 1885, le cotre aurique Partridge a fait honneur à son génial créateur John Beavor Webb en damant le pion aux redoutables « petits » mais toniques auriques Jap (Fife 1897) et Lulu (Rabot-Caillebotte1897).

Groupe Marconi A

Côté voiles triangulaires, ou gréement de type Marconi, le spectacle a été une nouvelle fois de toute beauté, tant sur le plan de l’esthétisme pure, que par l’intensité sportive des régates. Le 12 m JI américain Seven Seas of Porto (Crane 1935) s’est montré largement au-dessus de la concurrence, dominant chaque régate de la tête et des épaules. Le rapide sloop Rowdy, (Herreshoff1916) n’avait pas connu pareille concurrence depuis longtemps. Il sauve les meubles en montant sur la deuxième marche du podium devant un autre ténor des voiles, le célèbre yawl marconi signé Olin Stephens Manitou (1916).

Groupe Marconi B

Le Class Q signé Paine (1930) Jour de Fête et confié à l’expertise de Pascal Oddo triomphe lors de chacune des trois courses validées par ce groupe. Leonore l’autre Q Class signé Johann Anker n’a rien pu faire, sinon de tenir à distance le sloop marconi Sirius (Stephens 1930) pour le gain de la deuxième place.

Groupe Epoque Marconi C

Autre groupe lui aussi remarquablement équilibré et qui a donné lieu à de somptueuses empoignades. C’est le nouveau venu et néanmoins légendaire (Sparksman et Stephens 1930) Dorade, barré par ses propriétaires américains Matt et Pam Brooks qui triomphe à l’issue de superbes mano a mano avec les non moins légendaires Skylark of 1937 (Olin Stephens) et Cholita (Potter 1937)

Groupe Epoque Marconi D

Plus petits en taille, les protagonistes de ce groupe régatent en pleine cohérence entre voiliers nés entre les années 20 et 50. Le plan May Arrow de 1924 s’impose devant le plan Cornu Jalina (1946) et Sonda, sublime 8 m de 1951 signé Gruer.

Groupe Classique Marconi A

Le grand sloop marconi italien Il Moro di Venezia a livré un âpre combat toute la semaine pour résister aux assauts des redoutables 12 m JI Sovereign des frères Bérenger (Boyd 1963) ou Ikra Boyd 1964). C’est en définitive Philippe Monnet qui vient placer son plan Sparksman&Stephens de 1956 Lys sur le podium en conclusion de régates à couteaux tirés.

Groupe Classique Marconi B

Le sloop Marconi signé André Mauric Fantasque l’emporte devant Maria Giovanna (Stephens 1969) et Outlaw (Illingworth 1963)

Class J : Ranger sans partage

Quatre Class J ont véritablement régalé les regards des aficionados amateurs ou experts au large de Pampelonne. Ces géants ont validé 4 courses, et Ranger, la belle réplique signé Jackson en 2003 a dominé de la tête et des épaules ses adversaires Velsheda (2ème) et Lionheart.

15 m JI ; la revanche de The Lady Anne

Si le Trophée annuel des 15 m JI était avant même le premier coup de canon des Voiles d’ores et déjà la propriété de Mariska (Fife 1908), les Britanniques de The Lady Anne (Fife 1912) ont mis un point d’honneur à clore cette belle année par une victoire à Saint-Tropez. Mariska, malgré Pierre Antoine Morvan à la barre termine deuxième, devant Hispania (Fife 1909) et Tuiga.

12 m JI « Vintage »

Quatre 12 m JI Vintage disputaient leur régate propre à Saint-Tropez. Wings (Nicholson 1937) l’emporte avec deux victoires sur 3 manches validées, devant Vanity V (Fife 1936) et Vim (Stephens 1939)

Tofinous et Code 0

Ils représentent l’esprit classique traduit en version moderne. Tofinous et Code 0 ont régaté sur le plan d’eau des voiliers classiques, mêlant leurs voiles carbone aux grandes toiles en coton. C’est le Tofinou 12 Camomille qui l’emporte, devant l’autre Tofinou 12 Milou et Aloha 2, le Code 1 de François Bouy.

Modernes

Cinq Groupe de la jauge IRC étaient cette année acceptés sur le rond des Modernes à Saint-Tropez.

IRC A

Bataille d’anthologie entre les impressionnants Protos Maxi 72 Robertissima III (Judel Vrolijk 2009) qui l’emporte, et Jethou (JV 2012), battu sur le fil pour la place de dauphin par My Song, le Nauta 84 Reichel Pugh de 1999.

IRC B

Le X Yacht INXS RD de Philippe Frantz a remarquablement surmonté un premier jour calamiteux, pour aligner quatre courses victorieuses et s’imposer dans le groupe le plus dense et le plus homogène de voiliers modernes. Il devance de trois longueurs un habitué des Voiles, James Blackmore à bord de Music, le grand Swan signé Frers, et l’autre Music, le Baltic 590 Suisse.

IRC C

Autre nouveau venu aux Voiles qui d’emblée marque les esprits de son empreinte, le TP 52 Nanoq et son équipage « all star » emmené par James Spithill l’emporte grâce à une superbe entame de semaine, devant l’autre TP 52 Gladiator de Tony Langley, et Spirit of Malouen VI de Sébastien Petit Huguenin.

IRC D

On retrouve les plus grands constructeurs internationaux dans ce groupe éminemment compétitif. Adrien Follin et Give me Five l’emportent d’une courte tête face à Frédéric Bouillon et son Wallis. Michael Mueller sur Pappes monte sur la troisième marche du podium.

IRC E

Belle victoire de l’A35 Chenapan avec 3 succès sur 5 courses validées, devant l’autre A35 Tchin de Jean Claude Bertrand et le Lago 950 Savoyard Java Bleue, au sympathique Jacky Maitre.

WALLY

Douze Wally, record égalé, naviguaient cette semaine sur leur rond dédié à Pampelonne. Magic Carpet Cubed l’emporte, sans pour autant réaliser de grand chelem puisque la victoire de la troisième course lui échappe, au profit de Magic Blue qui assure ainsi sa deuxième place au général, devant le 94 pieds Galma.

LES TROPHEES

Trophée Rolex (1er voilier Epoque à gréement Aurique B): Partridge

Trophée Edmond de Rothschild (1er voilier Moderne plus de 16m) : Robertissima III

Trophée BMW (Classe de Wally) : Magic Carpet Cubed

Coupe de la Ville de Saint-Tropez (1er voilier Moderne toutes catégories) : Robertissima III

Trophée Yacht Club de France (YCF) : Alcyon

Trophéminin (1er équipage féminin) : No Limit

Partridge vainqueur du Trophée Rolex 2014

Auteur d’un parcours sans faute depuis le début de la compétition, le cotre aurique victorien Partridge remporte le Trophée Rolex 2014. Une très belle victoire pour ce voilier construit en 1885 qui a réussi à composer avec une météo capricieuse et des conditions très changeantes. En remportant la victoire, Partridge s’empare non seulement du Trophée mais également d’une montre Rolex Submariner.

Avec une victoire en temps réel et en temps compensé lors de la première manche, Alexander Laird, skipper de Partridge a donné le ton. Lulu et Jap, alors deuxième et troisième, restaient en embuscade. Lors de la deuxième manche, courue dans des conditions similaires à la première, Partridge a haussé son niveau et s’impose avec plus 24 minutes d’avance en temps compensé. Jap alors deuxième n’a malheureusement rien pu faire, mais revient alors à égalité de points avec Lulu. La dernière journée s’annonçait cruciale pour les deux poursuivants. Seul un faux-pas de Partridge aurait pu semer le trouble.

En prenant le départ de l’ultime manche aujourd’hui samedi, l’enjeu était de taille pour Partridge. La motivation était également à son maximum à bord de Jap et Lulu qui espérait pousser le cotre victorien à la faute et grapiller les quelques points manquants. Avec des conditions légèrement plus soutenues, Partridge n’a pas réussi la passe de 3 et laisse la victoire de cette manche à Jap. Une victoire qui n’aura pas d’incidence sur le classement général définitif car avec 2 points d’avance, Partridge remporte la victoire.

« C’est un grand honneur d’avoir réussi à remporter le Trophée Rolex. L’équipage a été incroyable et durant toute cette semaine nous avons été très concentrés sur les manœuvres et la tactique car les conditions météos n’étaient pas évidentes. Je suis très heureux ce soir, c’est une consécration pour nous mais surtout pour le bateau » confiait Alexander Laird, skipper de Partridge.

Comme souvent dans l’histoire des yachts construits fin du XIXe siècle et début du XXe, l’aventure de ces bateaux passe par de belles années de navigation en Manche et le long de la côte anglaise avant de finir abandonnés dans une vasière. L’histoire de Partridge de déroge pas à la règle et c’est en 1980 que le bateau sort de son anonymat et de la vase de la Blackwater River. Après une restauration qui s’acheva en 1998, Partridge débuta une nouvelle carrière dans le sud de la France et impose son élégante silhouette sur de nombreuses manifestations. Avec cette belle victoire, Partridge peut ajouter un Trophée à son histoire qui ne fait que débuter.

Les Voiles 2014 en chiffres :

300 voiliers

120 Classiques

180 Modernes

4 000 marins

180 bénévoles

230 journalistes accrédités, dont un tiers d’étrangers

15 équipes de TV

Wally : 12

Plus grand Wally : Angel’s Share : 35 m

J Class : 4

Plus grand J Class : Lionheart : 43,7 m

15 m JI : 4

Plus grand 15 m JI : Hispania : 23,42 m

12 m JI : 9 dont 4 « vintage »

Ils ont dit :

Alexia Barrier, navigatrice

« Cela fait six ou sept années que je viens aux Voiles C’est un événement qui m’a fait rêver enfant, et grâce auquel je me suis lancée dans la course au large. Je pensais que si j’étais capable de traverser l’Atlantique en solitaire, j’aurai le droit de monter sur un Wally (Alexia a disputé la Mini Transat en 2005 NDLR) J’ai débuté sur Ikra, puis Sojana. Les Voiles sont absolument extraordinaires. On y croise des compétiteurs du plus haut niveau et des bateaux fabuleux. Aucune régate ne peut égaler Saint-Tropez. J’ai navigué sur Cotton Blossom avec Dennis Conner, et j’ai découvert l’esprit Classique, et depuis je navigue ici, mais aussi à Cannes. En barrant Tuiga, j’ai découvert d’autres sensations de puissance et d’efficacité marine. »

Sebastien Josse, skipper trimaran MOD 70 Edmond de Rothschild

« Cela fait plaisir de retrouver l’ambiance du yachting sous le soleil. Je m’évade ainsi quelques instants de la pression montante de la Route du Rhum. C’est sympa. Je prends beaucoup de plaisir sur mon trimaran, mais pourquoi pas un joli bateau en bois un peu plus tard. Mais je reste passionné par l’évolution de nos multicoques, que l’on va faire décoller avec des foïls prochainement. La Méditerranée n’est pas très appropriée pour les multicoques, avec cette houle très courte. Je rentre en Bretagne pour une remise à l’eau de Edmond de Rothschild vendredi, avant de convoyer le bateau à Saint Malo.

Le mot de Jacques Taglang

1866, les Régates Tropéziennes en fête !

La toute jeune Société des Régates de Saint-Tropez – elle fête ses quatre ans en 1866 – est partie prenante d’un événement d’envergure : « L’inauguration de la Statue de Bronze du Bailly de Suffren » programmée par la ville tropézienne le mercredi 6 avril 1866. Elle s’est vue confier l’organisation des « Grandes Régates à la Voile et à l’Aviron. »

Au programme : « de grandes régates à la voile et à l’aviron, auxquelles prendront part les canotiers des villes voisines, et qui auront lieu sur le magnifique golfe de Saint-Tropez, qui rappelle ceux de Naples ou du Brésil… »

Seuls les canots à rame auront les honneurs. Les voiliers resteront au port.

Tout ne sera cependant pas perdu pour les équipages. Ils participeront aux diverses festivités : « Retraite aux flambeaux avec Musiques », « Grand défilé devant la statue de Suffren », « Bals, Mât de Cocagne, Jeux variés sur l’Esplanade des Lices ; Port et rade éclairés par la Lumière Electrique », avec pour célébrer la clôture des festivités, un « Grand Feu d’Artifice en face du Port ».

Un programme qui n’a rien à envier aux festivités organisées à l’occasion des Voiles de Saint-Tropez 2014 !

Gilles Martin Raget, la compile…

Gilles Martin-Raget appartient à la race exclusive des grands photographes de mer, ces hommes capables de magnifier toute création humaine à vocation maritime, du plus simple des canots au plus sophistiqué des prototypes de la Coupe de l’America. Il a compilé en un ouvrage dénommé « Vu en mer » (éditions du chêne) un recueil de certains de ses plus beaux clichés de mer, couvrant plus de trente ans d’activité frénétique sur tous les plans d’eau du globe, et naturellement aux Voiles de Saint-Tropez.

Vu en mer – Gilles Martin Raget ; 30 ans de photographies – Éditions du Chêne (sortie le 8 octobre)

Rédaction : Denis van den Brink

2015

Voiles toniques !

Remise des Prix sur le Village

André Beaufils : « Les copains d’abord ! »

Georges Korhel : « Nos parcours ont séduit. »

Malgré une certaine discrétion du soleil sur le formidable spectacle des Voiles de Saint-Tropez version 2015, le rideau tombe sur une édition qui a permis quatre journées de régates sur les six possibles. Les 4 000 marins ont donc pu s’en donner à coeur joie pour régater une dernière fois avant la trêve hivernale, au sein d’une flotte sublimement hétéroclite de 330 yachts classiques et Modernes. Les majestueux Wally ont ainsi validés 5 courses bien ventées tandis que les cinq groupes IRC en comptabilisaient trois. Les yachts classiques en lice depuis mardi dernier ont disputé deux courses, alors que les 15 m JI disputaient 5 courses à couteaux tirés, pour sacrer d’un seul petit point leur champion 2015, le beau Tuiga du Yacht Club de Monaco. Le clap de fin retentit sur une édition 2015 certes voilée par le temps, mais une nouvelle fois illuminée par la splendeur des bateaux, et l’incassable bonne humeur des équipages en fête.

Ils ont dit :

André Beaufils, Président de la SNST :

« On a fait contre mauvaise fortune bon coeur. On en apprend chaque année du fait des éléments météo dont on tiendra de plus en plus compte à l’avenir. Les premiers échos des concurrents sont positifs car ils comprennent nos difficultés face à Dame Nature. Les comités ont su s’adapter aux problématiques quotidiennes. Nous réfléchissons déjà à l’emplacement du village l’an prochain, implantation qui sera modifiée du fait des travaux d’agrandissement de la capitainerie. Le village sera différent, mais de qualité égale. La fête était au rendez vous car à terre, on a su réagir face à la météo, et les soirées ont eu lieu dans un état d’esprit digne de Saint-Tropez. Un thème me tient à cœur pour l’an prochain, « les propriétaires à bord et les copains d’abord ». L’idée est de redonner l’envie à certains propriétaires de revenir. Je souhaite maintenir l’idée du propriétaire et de la bande de copains qui vient naviguer ici pour le plaisir. Par ailleurs, la notion de défi est importante en yachting. Je veux m’en inspirer pour remettre cette notion au goût du jour. Le Défi, c’est l’essence de la régate. Propriétaires, skippers et marins y sont sensibles pour le surcroît d’adrénaline qu’il génère, avec son corollaire de célébrations qui en découlent à terre. »

Georges Korhel, Principal race Director :

« Nous avons connu une semaine compliquée, avec deux jours annulés pour cause de coup de vent. Nous nous sommes adaptés et nous validons un nombre correct de courses pour toutes les catégories. Nos nouveaux parcours ont beaucoup plus, plus simples, plus lisibles et nous n’avons eu aucune réclamation à leur encontre. Personne n’a remis en question les annulations. Vendredi, on a lancé les régates sous des trombes d’eau, et la journée s’est merveilleusement bien passée pour la plus grande joie des régatiers. Nos équipes tournent bien, on est rôdés. Nous devons travailler sur la stabilité de nos bateaux comités et de nos bouées. On a beaucoup de fonds ici, 600 mètres par endroit, et c’est compliqué de garder nos bouées en place. Les classements sortent vite à présent et se trouvent rapidement en ligne sur internet. »

Entre art et illusion

Peintre, aquarelliste, Jean Louis Mas est un artiste tropézien aux multiples talents. Il a mis au point un exercice qui mélange harmonieusement l’illusion, la musique et la peinture. Il réalise en effet des oeuvres, portraits de préférence en public, en quelques minutes et sur des toiles de belle taille, en utilisant… de la colle et des paillettes. Le tout est mis en scène et sonorisé, pour un spectacle apprécié et très spectaculaire. C’est lui qui a officié aujourd’hui durant la remise des Prix des Voiles de Saint-Tropez sur le village, en réalisant le temps de quelques minutes une représentation étonnante de l’affiche officielle des Voiles 2015.

Remise des Prix :

La remise des Prix a accueilli dès 11 heures et sous un grand soleil les acteurs et actrices du grand show des Voiles de Saint-Tropez.

André Beaufils, Président de la Société Nautiques de Saint-Tropez, et Georges Korhel, Directeur des courses, ont remis les différents trophées en compétition :

TROPHÉE ROLEX Classique Marconi B –  : Maria Giovanna II

TROPHÉE EDMOND DE ROTHSCHILD IRC C  : Vesper

TROPHÉE BMW  WALLY –  : Magic Blue

Groupe Grands Tradition -TROPHÉE SILLINGER : Moonbeam of Fife

Groupe Epoque Aurique A – TROPHÉE BYBLOS : Chinook

Epoque Marconi A – TROPHÉE GL EVENT : Rowdy

Epoque Marconi D – TROPHÉE ESPRIT VILLAGE : Windhover

IRC A – TROPHÉE KAPPA : Ranger

IRC B : TROPHÉE SFS : Music

IRC D : TROPHÉE MARINE DE COGOLIN : Team Chalets

IRC E : TROPHÉE SNSM : Absolutely

TROPHÉE DU YACHT CLUB DE FRANCE : Moonbeam III

TROPHEMINA : Abe – PASCALE LIGIER

DEFILÉ DES EQUIPAGES : Le prix aux équipages de Bernina, Rafale et Xantus.

Deux courses pour les Classiques :

Les voiliers Classiques naviguent à Saint-Tropez au sein de 11 groupes les plus équilibrés possibles, en tenant compte de la taille et des types de gréement de bateaux, aurique ou Marconis.

Pour la première fois, les quatre 15 m JI, Mariska, Tuiga, The Lady Anne et Hispania disputaient au sein des Voiles la dernière manche de leur championnat. C’est Tuiga qui l’emporte sur le fil avec un petit point d’avance sur Mariska, tenant du titre depuis 2 ans.

WALLY – TROPHÉE BMW

Magic Blue le plus régulier

S’il a profité de l’abandon de Magic Carpet Cubed lors de la dernière manche, Magic Blue n’a en rien usurpé sa victoire ; les Wally ont disputé 5 courses, dont deux parcours côtiers. Magic Blue s’est adjugé la victoire à trois reprises et laisse ainsi son dauphin Y3K à plusieurs longueurs. Open Season, dominateur en temps réel, étale bien son rating et monte sur la troisième marche du podium.

Groupe Grands Tradition -TROPHÉE SILLINGER

Les grands voiliers auriques, tous centenaires, ont vu la victoire de Moonbeam of Fife, qui tenu la dragée haute à l’immense goélette Elena. Moonbeam IV, grand triomphateur à Cannes le mois dernier, termine troisième.

Groupe Epoque Aurique A – TROPHÉE BYBLOS

Ces magnifiques cotres ou sloops auriques d’une longue entre 15 et 20 mètres sont souvent d’égale valeur en vitesse. La compétition n’en est que plus acharnée et Chinook, le plan Herreshoff de 1916 l’emporte d’un souffle sur Eva, plan Fife de 1906 et le P Class américain Olympian.

Groupe Aurique B

Le vénérable petit sloop aurique Tern, lui aussi signé Fife en 1897 a régné sans partage sur cet élégant petit groupe, remportant une manche et terminant second dans la brise de samedi. Le plan Caillebotte lancé lui aussi en 1897 Lulu, habitué des podiums Tropéziens, ne faillit pas à sa réputation et prend la deuxième place devant la grande goélette Morwenna (Linton Hope 1914). On déplore l’abandon du doyen de l’épreuve, Marigold lancé en 1892, et victime d’une rupture de tangon et de son top mast.

Classique Marconi A – Ikra pour prolonger la légende

A peine descendu de son 60 pieds Imoca en provenance du Cap, Sébastien Destremeau a mené le légendaire 12 mJ Ikra, plan Boyd de 1964 à l’origine de la Nioulargue à la victoire dans un groupe truffé de véloces « racers ». Il Moro di Venezia par exemple, (Frers 1976), malgré une belle victoire samedi, s’incline et c’est le yawl Hilaria qui complète le podium d’un groupe riche de 15 participants.

Classique Marconi B – TROPHÉE ROLEX

C’est une jolie surprise que la victoire dans ce groupe choisi cette année pour attribuer le Trophée Rolex, de Maria Giovanna II au Français Jean Pierre Sauvan. Le sloop Olin Stephens s’impose en tête d’une flotte très complète et très cohérente de 14 unités représentatives des voiliers de course des années 1970. Le plan Sangermani récemment restauré et nouveau venu au voile Namib prend la seconde place devant un autre exemple de splendide restauration, le « breton » Stiren signé Stephens.

Epoque Marconi A – TROPHÉE GL EVENT

Groupe éminemment spectaculaire que celui des Epoque Marconi A, qui semble ne regrouper que des vainqueurs potentiels, Manitou, Zinita, Eilidh etc… Mais c’est le véloce Rowdy Herreshoff 1916) qui a dominé de l a tété et de épaules les débats, avec une victoire et une deuxième place au compteur. Il rejette à la deuxième place Oiseau de feu (Nicholson 1937)et Sérénade, , le joli plan Potter favori d’Humphrey Bogart, et nouveau venu aux Voiles après sa restauration.

Epoque Marconi B

Somptueuse classe que ce groupe des Epoque Marconi B, avec une douzaine d’élégants et vifs protagonistes. Le Q Class signé Johann Anker Leonore flirte lui aussi avec le sans faute, 1er et 2ème. Mignon, du pôle Classique Marseillais, fait un beau deuxième après ses deux podiums de la semaine. Harlekin (30 m2 Nilson 1948) s’impose d’un souffle pour le podium face à Aile VI.

Epoque Marconi C

On retrouve dans ce groupe quelques magnifiques et rares yawls et ketches classiques. Le vainqueur Skylark of 937 est un yawl création de Olin Stephens. Il a dominé de la tête et des épaules White wings, cotre bermudien signé Alden, et un autre plan Potter Cholita.

Epoque Marconi D – TROPHÉE ESPRIT VILLAGE

Windhover, lancé en 1904, est l’un des centenaires présents au Voiles, dessiné par Luke Brother en 1904. Il a régné sans partage avec deux victoires, et laisse loin dans son sillage Dainty, le plus petit voilier de la flotte Classique avec ses 8, 12 m d’élégance ( Westmagott 1912). Isis, (Baldenweck 1935) prend la troisième place.

MARCONI MODERNE

Ce groupe ressemble quelques 23 jolis « day boat » typés classiques, Tofinou et Codes zéro. C’est le Tofinou 9, 5 Pitch à Patrice Ribaud qui l’emporte haut la main, devant l’autre Tofinou 9,5 Azure et le Code 1 Black Legend.

MODERNES ; du sport en IRC

Les voiliers les plus futuristes, développés pour la performance tant au large qu’entre trois bouées naviguent en IRC, particulièrement dans les groupes IRC A et IRC C, totalement dédiés au sport de haut niveau. Les cinq groupes ont tous validé trois manches, dans des conditions de vent plutôt soutenues.

IRC A – TROPHÉE KAPPA : Triomphe de Ranger

Le Class J signé Sparksman et Stephens Ranger s’est imposé aux Voiles. L’immense sloop de près de 42 mètres a terminé la semaine en trombe, signant une deuxième et une troisième place sur des parcours ventés et sur une mer souvent creusée. Le grand Swan 601 Arobas est un habitué des podiums Méditerranéens. Il signe une deuxième place en devançant MY Song, pourtant vainqueur d’une manche dans le médium de lundi.

IRC B : TROPHÉE SFS

Les Baltic 50 sont reconnus pour leurs qualités régatières. Mais Music a véritablement impressionné à Saint-Tropez, en enlevant de haute lutte deux des trois manches courues. Il devance ainsi largement le Mobile 53 Russe Anna qui a lui, su contenir Flo d’Orient, l’Adria 49.

IRC C : TROPHÉE EDMOND DE ROTHSCHILD

C’est là encore l’un des groupes qui concentrent le plus grand nombre de régatiers de haut niveau, à bord de « racers-cruisers »  préparés pour la régate. La victoire dans ce groupe n’en est que plus recherchée. C’est le redoutable TP 52 Vesper à l’américain Jim Schwartz qui l’emporte avec deux victoires de manche, et s’adjuge le trophée Edmond de Rothschild. Le Prince Frederik du Danemark place son Nanoq, un autre TP 52 à la seconde place devant le XP 44 Lithuanien Amber Miles.

IRC D : TROPHÉE MARINE DE COGOLIN

Les voiliers de 40 pieds se sont régalés toute la semaine, naviguant dans un groupe compacte de quelques 40 unités. Le A 40 Team Chalets de Philippe Saint André n’en a que plus de mérite à l’emporter avec deux victoires de manche, devant l’italien Gian Marco Magrini sur Vito 2, et l’allemand Michael Mueller sur le 42 IBC Pappes.

IRC E : TROPHÉE SNSM

Avec deux victoires en 3 manches, le M 36 Absolutely fait un très beau vainqueur en tête d’un groupe fort de 36 engagés. Le Farr 30 allemand Nikita est un beau second, avec une victoire au compteur, devançant l’italien Marcelo Maresca sur le A 35 Just a joke.

2016

Des conditions de rêve …

Voilà ! c’est fini ! près de 4 000 marins un peu groggy de tant de lumière, de tant d’excitantes régates, de tant de bonheur partagé à terre comme sur l’eau, peinaient aujourd’hui à réaliser que l’exceptionnelle édition des Voiles de Saint-Tropez 2016 s’achevait dans la douceur d’un dimanche d’automne. La remise des Prix traditionnellement organisée à la Citadelle de Saint-Tropez a donné lieu à un ultime moment de partage, plein de promesses de lendemains enchanteurs, ici même, dans un an. Un an à se remémorer les mille et un moments de bravoure de cette éblouissante semaine, des bords d’anthologie au contact de voiliers de légendes, dans l’écrin scintillant du golfe. Ils reviendront, plus convaincus que jamais du caractère unique des Voiles de Saint-Tropez, capables de réunir tant de marins d’horizons si différents dans une même communion d’esprit et d’humeur. Comme le souligne André Beaufils, Président heureux de la Société Nautique de Saint-Tropez, organisatrice de l’épreuve, ce sont eux, hommes de mer, skippers et propriétaires qui font l’événement, et prolongent édition après édition, le rêve des visionnaires créateurs voici 35 ans de la Nioulargue.

Ils ont dit :

André Beaufils, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez

« C’est une édition qui s’inscrira dans les annales, au niveau de la météo bien entendu qui a été absolument fantastique, mais aussi au regard des contraintes qui nous étaient imposées cette année avec les travaux de la capitainerie, et leur incidence sur l’emplacement du village des Voiles, sans oublier les impératifs liés à la sécurité. On ne peut plus organiser un tel événement dans l’insouciance. Je suis ravi de cette semaine, tout comme l’ensemble des concurrents. C’est l’essentiel. Nos partenaires se sont déclarés heureux. La Municipalité de Saint-Tropez fait état de belles rencontres, notamment avec Tahiti, grâce aux Voiles. Le spectacle sur l’eau a été magnifique. Les media ont pu travailler dans des conditions optimums. Ces retours éminemment positifs constituent le salaire de tous nos bénévoles. Le village a plu, avec ses fenêtres en trompe l’oeil. On va conserver le concept en gagnant en largeur. Notre partenaire Rolex reviendra avec son espace hospitalité. On retrouvera ainsi l’entrée habituelle, mais avec des évolutions.

Comment mieux faire ? Je ne me pose pas la question. Je n’ai pas de record à battre. On a atteint un niveau qualitatif qui est en corrélation avec la manifestation. On peut modifier les choses en fonction des contraintes extérieures. Les Voiles de Saint-Tropez, c’est un peu l’auberge espagnole ; on y mange ce qu’on y amène ! Il n’y a pas d’enjeu à nos régates. L’esprit doit perdurer. On peut se permettre quelques excès, quelques coups de folie. Ce sont aux concurrents de créer cette folie. »

Georges Kohrel, Président du Comité de course

« Cette année, il est difficile de se montrer plus satisfait ! Quelle superbe semaine, avec de superbes conditions, de superbes régates ! On n’a pas eu de telles conditions depuis longtemps. Les équipes sur l’eau se connaissent parfaitement ; on effectue de petits ajustements, si nécessaire, afin qu’il n’y ait pas de rupture dans la chaine des compétences. Je n’ai aucun souci d’organisation vis à vis des trois comités de course, Modernes, Tradition et Wally. C’est la compétence de tous nos bénévoles sur l’eau qui permet de gérer ainsi simultanément trois ronds de course et 300 bateaux. Le beau temps et les beaux bateaux ont attiré beaucoup de monde sur l’eau. Il faut expliquer au public qui vient sur l’eau, comment respecter les régates. Pour l’année prochaine, on va modifier les horaires pour éviter que les rapides Modernes n’arrivent sous le Portalet au moment où les derniers Tradition prennent leur départ… »

Ils étaient à Saint-Tropez

Le monde de la mer, de la régate et de la course au large se donnent traditionnellement rendez-vous aux voiles. A la barre des plus belles unités, à la tactique, à la manoeuvre, au rappel comme sur les quais, les plus grands noms de la voile sont présents dans le célèbre port varois et notamment, en cette année de Vendée Globe, deux concurrents qui seront au départ le 6 novembre : Sébastien Josse et Sébastien Destremeau, ainsi qu’un ancien vainqueur, qui sera responsable de la sécurité pour la prochaine édition : Alain Gautier. D’autres Tourdumondistes tels Sébastien Audigane, le Sud-Africain Jan Dekker, Philippe Poupon et son épouse l’actrice Géraldine Danon, Philippe Monnet, Bruno et Loïck Peyron (actuellement également dans le défi Artemis pour la prochaine America’s Cup) Lionel Péan ou Eric Peron. Une palanquée de figaristes, ministes et autres classes océaniques comme Yannick Bestaven, Sébastien Rogues, Erwan Leroux, Nicolas Lunven, Armel Tripon, Des Olympiques… tels Sofian Bouvet, (équipe de France 470 Rio), Noé Delpech, (équipe de France 49er Rio), Guillaume Florent, médaillé olympique bronze Finn à Pékin ou l’Allemand Jöchen Schümann, champion olympique Finn et Soling, Des Spécialistes de la Coupe de l’America, Marc Pajot, Bruno Troublé, Sébastien Col, l’Americain Tom Whidden ou le Néo-zélandais Brad Butterworth, sans oublier les têtes couronnées passionnées de régate telles SAR Juan Carlos, roi d’Espagne, SAR Charles de Bourbon des Deux Siciles ou encore Pierre Casiraghi, barreur en titre du 15mJI Tuiga.

LES TROPHÉES DES VOILES

Trophée Rolex : Moonbeam IV (Grand Tradition)

Trophée Groupe Edmond de Rothschild : TP 52 Team Vision (IRC C)

Trophée BMW : Open Season (Wally)

Trophée Kappa : Leopard (IRC A)

Trophée Pommery du plus beau spi : Elena of London

Trophée YCF : Spartan

Trophée Byblos : Spartan (Epoque Aurique A)

Trophée Jetfly : Rowdy (Epoque Marconi A)

Trophée Euronews : Maria Giovanna II (Classe Invités)

Trophée Mercantour Events : Yanira (Classique Marconi A)

Trophée Esprit Village : Cholita (Epoque Marconi C)

Tropheminin : Alibi

Trophée les Marines de Cogolin : Team Chalets (IRC D)

Trophée SNSM : Absolutely (IRC E)

Les résultats :

Les Voiles de Saint-Tropez accueillent sur 3 « ronds » de course distincts trois grandes catégories de voiliers ; les bateaux Modernes, les yachts de Tradition, et les Wally.

5 Groupes de voiliers Modernes régatent à Saint-Tropez, répartis en 5 catégories régies par l’IRC. Ils ont tous validé 4 courses cette semaine.

Groupe IRC A

Ramblers 88 (George David) a longtemps mené les débats en alternance avec l’autre Mini Maxi, Leopard à Michael Slade. Les deux « avions de chasse » se sont jusqu’à vendredi partagé les victoires. C’est au final Leopard qui termine en trombe pour s’imposer. Lionel Péan place son VOR 70 « S » sur le podium, fruit d’une belle régularité en temps réel. Il est devancé par l’immense ClassJ Velsheda pour la deuxième place.

Groupe IRC B

Le Baltic 50 Music (James Blackmore) s’impose grâce à deux belles victoires de manche. Il devance un homonyme, Music au Suisse Alba Batzill, et Lazy Dog de Sergio Sagramoso.

Groupe IRC C (Trophée Edmond de Rothschild)

Ce groupe hautement compétitif rassemble de redoutables racers de 50 et 52 pieds. les TP 52 Freccia Rossa au Russe vadim yakimenko et team Vision (Jean jacques Chaubard) y règnent en Maitre avec le plan Botin Arobas de gérard Logel en embuscade. C’est finalement et de haute lutte Team Vision qui s’impose devant les russes de Vadim Yakimenko.

Groupe IRC D

L’A 40 Team Chalets (Philippe Saint André) écrase littéralement la concurrence avec deux victoires de manche. Le J 133 Black Jack (Eric Gicquel) s’accroche à la deuxième place et tient à distance Wallis de Frédéric Bouillon.

Groupe IRC E

Groupe très dense avec pas moins de 36 engagés. Le M 36 Absolutely de Philippe Frantz rafle tout sur son passage. Le A 35 Tchin (Jean Claude bertrand) et HEAT, le farr 30 de max Augustin complètent dans cet ordre le podium.

WALLY (Trophée BMW) :

16 Wally, un record, étaient cette année engagés aux Voiles. Ils ont validé 6 courses au large de Pampelonne.

Michael Atkinson et son Open Season s’imposent après moult rebondissements, lors de la dernière journée, « chipant » le titre à l’habitué des victoires Magic Carpet Cubed de Sir Lindsay Owen Jones. Le 80 pieds J One barré par Piers Richardson monte sur le podium et empoche le classement des 80 pieds, dont 6 unités régataient au sein de ce groupe.

TRADITION 12 Groupes rassemblent l’ensemble des voiliers de tradition.

Groupe Classique Marconi Aurique : 7 inscrits

1- Yanira (Aas 1953)

2-Samarkand «5Sparksman&Stephens 1958)

3- Eugenia V (Rhodes 1968

Groupe Classique Marconi B

1- Outlaw (Illingworth 1963)

2- Argos (Holman 1964)

3- fantasque (Mauric 1970)

Groupe racer – rapides 12 m JI

1- Il Moro di Venezia (Frers 1976)

2- Ikra (Boyd 1964)

3- France (Mauric 1970)

Groupe Epoque Aurique

1- Spartan (Herreshoff 1912)

2- Olympian (Gardner 1913)

3- Chinook (Herreshoff 1916)

Groupe Epoque Aurique B

1- Kelpie of Falmouth (Sweisguth 1928)

2- Marigold (Nicholson 1897)

3- Lulu (Rabot Caillebotte 1897)

Groupe Epoque Marconi A

1- Rowdy (Herreshoff 1916)

2- Enterprise (Olin Stevens 1940)

3- Seven seas of Porto (Clinton Crane 1935)

Groupe Epoque Marconi B

1-Leonore (Anker 1925)

2- Jour de Fête (Paine 1930)

3- Carron II (Fife 1935)

Groupe Epoque Marconi C

1- Cholita (Potter 1937)

2- Blitzen

3- Fjord III (Frers 1947)

Groupe Grand Tradition (Trophée Rolex)

1- Moonbeam IV (Fife 1914)

2- Moonbeam III (Fife 1903)

3- Halloween (Fife 1926)

Classe Invités

1- Maria Giovanna II (Olin Stephens 1969)

2- Alibaba II

3- Dainty (Westmacott 1022)

Tofinou – 9 inscrits

1- Camomille – Jean Louis Nathan)

2- Black Legend (Christophe Delachaux)

3- Milou (Mario Schobinger)

Tofinou 9,5

1- Mynx – Guy Reynders

2- Pippa – Obe edward S. Fort

3_ Pitch – Patrice Riboud

15 m JI

1- Mariska (Fife 1908)

2- The lady Anne (Fife 1912)

3-Tuiga (Fife 1909)

4- Hispania (Fife 1909)

2017

La traditionnelle remise des Prix et Trophées à la citadelle de Saint-Tropez est venue clore cet extraordinaire festival du yachting international que sont devenue les Voiles de Saint-Tropez sous un soleil radieux. Près de 4 000 skippers, capitaines, marins et propriétaires s’en retournent à présent à leur quotidien des quatre coins de la planète voile, un peu étourdis par tant de fête et de splendeur maritime déployée tout au long de la semaine dans l’écrin du golfe varois. L’édition 2017 les a de nouveau comblés sur l’eau et ravi à terre, et il va falloir désormais s’armer de patience pour attendre toute une année de retrouver en 2018 cette amitié, cette convivialité propre à l’événement tropézien. Sans oublier la complicité propre aux gens de mer qui s’est exprimée cette année particulièrement entre Saint-Tropez et Saint-Barth : tous marins, tous solidaires. Restent les souvenirs, et les milliers d’images éblouissantes de régates hors normes, hors du temps, qui mettent en scène et en lumière les plus beaux voiliers du monde.

André Beaufils, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez

« On retiendra naturellement les belles conditions météos qui ont garanti le succès de cette édition. 2017 est un bon cru. Chaque année je m’interroge sur la manière d’innover pour étonner à terre. J’ai quelques idées pour la 20ème édition l’an prochain. Le défilé des équipages semble s’essouffler. Il faut réfléchir à relancer cet aspect festif de l’événement. Les retours des marins équipiers ou propriétaires sont excellents. Cela fait plaisir à entendre. Les seules réserves concernent la sécurité sur l’eau vis à vis des bateaux spectateurs. Par ailleurs, je suis très heureux de mesurer l’engouement médiatique local, régional, national et international avec plus de 200 journalistes français et étrangers et 20 équipes de tournage présents sur l’événement. Var Matin nous a gratifié de Unes et de sujets très complets chaque jour. Les partenaires semblent ravis »

Georges Korhel, Principal Race Officer « De très belles conditions toute la semaine à part lundi, parfois un peu musclées de l’avis de certain, mais le vent était au rendez-vous ! On n’a pas eu à déplorer de collisions graves. En revanche, on a constaté une dizaine de chutes à la mer. Sans conséquence bien heureusement ! Je suis très satisfait des Comités, des équipes sur l’eau et de la sécurité, qui a été extrêmement sollicitée sur l’eau, par la présence d’innombrables bateaux spectateurs pas toujours très disciplinés ni respectueux des voiliers en course. Nous renforçons chaque année nos équipes, et nous efforçons de faire appel à la pédagogie pour prévenir les plaisanciers des risques à trop s’approcher des yachts en course. Il y a toute une éducation à faire. La sécurité des concurrents est primordiale. Sinon, tout le monde a bien travaillé avec une belle solidarité. Peu de réclamations au jury, ce qui prouve que tout fonctionne bien ! »

Ils étaient aux Voiles : Loïck Peyron, Franck Cammas (Babsy), Patrizio Bertelli (Linnet) Sébastien Audigane (Mariska), Sébastien Destremeau (Ikra), Christian Ponthieu (Mariska), Alain Fédensieu (Nagaiana), Antoine Carpentier (Black pepper 2), Pablo Santurde (The Lady Anne), Jochen Schuman (Open Season), Ben Ainslie (Blitzen), Marc Pajot (Tango), Marcel van Triest (Magic Carpet3), Alexia barrier (Nada), Brad Butterworth (Rambler), Jan Dekker (Rambler), Dimitri Deruelle (Team Vision), Sime Fantella (Nahima), Flavio Favini (Magic Blue), German Frers (Fjord III), Torben Grael (Linnet), Erwan Leroux (Genie of the lamp), Philippe Monnet (Lys), Thierry Péponnet (Tango), Luc Poupon, Sébastien Col (Renata), Marie Tabarly (Mariska), Bruno Troublé (Chips), Nicolas Troussel (Daguet), Vasco Vascotto (Cannonball), Tom Whidden (Magic Carpet), Pierre Casiraghi (Tuiga)…

Les classements : Wally Les Wally, sur leur rond dédié mouillé devant Pampelonne, ont validé 6 belles courses, alternant parcours « bananes » et jolis côtiers. 14 de ces superbes machines futuristes étaient en lice cette semaine. L’affrontement annoncé entre les 4 Wallycento a tenu toutes ses promesses, Magic Carpet3 étant longtemps en position de s’imposer face au redoutable Open Season. C’est pourtant le « petit » Wally 77 Lyra qui met toute le monde d’accord en remportant notamment deux belles victoires de manche
1- Lyra – Wally 77 : 12 pts 2- Open Season – Wally 107 : 14 pts 3- Magic Carpet3 – Wallycento : 15 pts

Modernes Les 5 groupes IRC ont tous validés 4 courses cette semaine, dans un range de vent très varié, qui permet de sacrer de beaux vainqueurs. IRC A Cammas à l’aise en VOR 70 Franck Cammas n’a rien oublié du maniement du VOR 70. Il s’impose en compagnie de Lionel Péan à bord du voilier sistership de son Groupama IV, et dame le pion au Maxi 72 Cannonball et aux géants Rambler et My Song, tirant le meilleur parti des conditions ventées de la semaine. 1- Babsy – Franck Cammas 17 pts 2- Cannonball – Dario Ferrari : 24 pts 3- Rambler – Georges David : 25 pts IRC B 1-Music – James Blakemore 12 pts 2 – Daguet – Frederic Puzin 14 pts 3- Flo d’Orient -Bernard Coquelet : 16 pts IRC C 1- Renata – Orel Kalomeni : 8 pts 2- Alizée – Laurent Camprubi : 10 pts 3- Arobas – Gerard Logel : 14 pts IRC D 1- Takaoama3 – Pierre Chartier : 18 pts 2- Vito 2 – Gian Marco Magrini : 20 pts 3- Al Dente- Hubert Lombardo – 23 pts IRC E 1- Alice – Simon Henning – 11 pts 2- Heat – Max Augustin – 13 pts 3- Expresso 2 – Guy Claeys – 16 pts

Classiques : Les voiliers Classiques ont chaque jour pu valider de spectaculaires courses dans le golfe. Engagés dans le Trophée Rolex, les quatre 15 m JI signes Fife ont, quant à eux, disputé 7 courses. Grand Tradition 1- Moonbeam III — Erwan Noblet : 8 pts 2- Halloween – Inigo Strez : 15 pts 3- Elena of London -Steve McLaren : 17 pts Groupe époque Aurique A 1- Spartan – Charles Ryan : 9 pts 2- Olympian – Marc Audineau : 9 pts 3- Kelpie – Olive Pelham : 11 pts Epoque Aurique B 1- Linnet – Patrizio Bertelli : 4 pts 2- Tilly XV – Joeri Moessnang : 8 pts 3- Oriole – Laurence Rames de Moers : 20 pts Epoque Marconi A 1- Rowdy – Riendan Mc Carthy : 10 pts 2- Blitzen – Peter Morton : 11 pts 3- Enterprise – Hans Christian Schrijvers : 17 pts Epoque Marconi B – les 8 m 1- Cholita – Bruno Catalan : 8 pts 2- Carron II – Jean Luc leveque : 9 pts 3- Jour de Fête – Pascal Oddo : 18 pts Epoque Marconi C 1-Cippino II – Daniel Sieleki : 7 pts 2- Fjord III – German Frers : 11 pts 3- Comet – Marc Marciano : 16 pts Epoque Marconi D 1- Sonda – Eric Leprince : 5 pts 2- Nagaiana – Alain Fédensieu : 14 pts 2- Java – Schengili : 15 pts Classique Marconi A 1- Lys – Philippe Monnet : 8 pts 2- Eugenia V : 13 pts 3- Yanira – Andre de Leon : 13 pts   Classique Marconi B 1- St Christopher – Daria Cabai : 9 pts 2- Aigue Blu – Fabrice Garau : 20 pts 3- Palynodie II – Henri Ferbus : 16 pts Classique Marconi R 1- France – Thierry Verneuil : 9 pts 2- Ikra – Sebastien Destremeau : 10 pts 3- Sovereign – Nicolas Berenger : 10 pts Groupe Invités 1- Maria Giovanna II – Jean Pierre Sauvan : 7 pts 2- Alibaba II – Jorge Blanco : 9 pts 3- Windhover – Olivier Poulain : 12 pts Marconi Moderne 1- Camomille – Jean Louis Nathan : 12 pts 2- Jolt – Peter Harrison : 17 pts 3- Aetos – Nicolas Sihouris : 13 pts 15 M JI 15 mJI après 7 courses. Mariska est déclarée vainqueur au bénéfice du nombre de victoires de manche, quatre en l’occurrenc 1- Mariska – Benjamin Redreau : 14 pts 2- The lady Anne – Le may Richard : 14 pts 3- Tuiga – Pierre Casiraghi : 20 pts 4- Hispania – Jose rabane : 23 pts

Coupe d’automne du yacht Club de France 12 m JI : 1- Ikra – Sébastien Destremeau Groupe Aurique 1- Tilly XV – Joerg Moessnang Groupe Classique : 1- Maria Giovana II – Jean Pierre Sauvan Groupe marconi : 1- Argyll – Griff Rhys Jones Groupe Marconi B 1- Cippino II – Martin Billoch Groupe Tofinou 1- Pitch – Patrice Ribaud

Les Trophées : Trophée Rolex : Mariska – Christian Niels – 15 m JI  Trophée Edmond de Rothschild : Renata – Orel Kalomeni – IRC C Trophée BMW : Wally 77 Lyra – Jaimie Anderson – Wally Tropheminin : Stele – Pascale Ligier Trophée de la Ville de Saint-Tropez : Renata –Orel Kalomeni – Modernes toutes catégories Défilé : Asana Concours de boules : Java Bleue Trophée du Yacht Club de France : Tilly XV – Joerg Moessnang Trophée Loro Piana : Babsy – Franck Cammas – IRC A Trophée Kappa : Music – James Blackmore – IRC B  Trophée Enata : Tokaoma3 – Pierre Chartier – IRC D Trophée Marines de Cogolin : Alice – Simon Henning IRC E Trophée Le Byblos : Spartan – Charles Ryan Epoque Aurique A Trophée Pommery : Linnet – Patricio Bertelli Epoque Aurique B Trophée Jetfly : Rowdy – Brendan Mc Cathy Epoque Marconi A Trophée SNSM : Cholita – Bruno Catalan Epoque Marconi B Trophée esprit Village : Cippino II – Daniel Sieleki Epoque Marconi C Trophée Air France : Sonda – Eric Leprince Epoque Marconi D Trophée Mercantour : Lys – Philippe Monnet Classique Marconi A

Les partenaires des Voiles de Saint-Tropez ROLEX BMW GROUPE EDMOND DE ROTHSCHILD WALLY KAPPA HOTEL BYBLOS MERCANTOUR EVENTS LES MARINES DE COGOLIN L’ESPRIT VILLAGE DE SAINT-TROPEZ POMMERY JETFLY DANONE SUZUKI MARINE LORO PIANA ENATA MARE NOSTRUM AIR FRANCE CHEVALIER TORPEZ (LES VIGNOBLES DE SAINT TROPEZ) SUN 7 GRAPHIC Organisation : Société Nautique de Saint-Tropez, Président : André Beaufils Principal Race Officer : Georges Korhel Moyens sur l’eau : Philippe Martinez Gestion financière : Delphine Reusse Inscriptions : Frédérique Fantino Communication : Chloé de Brouwer Rédaction : Denis van den Brink Site internet : www.lesvoilesdesaint-tropez.fr Facebook : les Voiles de Saint-Tropez officiel Twitter : @VoilesSTOrg Relations Presse : Maguelonne Turcat Photos : Gilles Martin-Raget, www.martin-raget.com